Jour # 484 les deux doigts dans le réseau

Publié le par Cheval de bois

Hausser le ton ou ne pas répondre et dans le creux de la conversation - convention silencieuse à la loi et à l'ordre des choses - ne pas se saisir de la perche tendue pour éprouver la sensation de savoir doser de son silence l'emprise possible sur la réalité - non je ne mettrais pas les deux doigts dans la prise éclectique du réseau internet - mais ce soir j'ai la main en demeure et l'amour au flambeau - le mot enflammé -, la palpitation au dedans à deux doigts d'être en rythme sur le fil de la flamme et la ligne pressante sur le coeur empressé, j'arrose de ma plume l'ombre irisée du week-end qui s'allonge déjà et je languis le jour où ma vie sortira de la douce folie de la monotonie. Sur le siège trop usé j'essuie le souffre sadique du silence engoncé dans les habits trop vieux de son temps passé, c'est la suite mineur, une fugue fameuse et mes phrases en déroute dévoient mon idée initiale - vider le point de fuite qui prend son temps entre mes yeux, la troisième porte auprès la conscience, le silence radio, radicale expression ou radicaux libres en neurones détournés et neutrons déportés, je m'espère en mutation, rayon X et triple verts, celui qui tranche et libre arbitre pour la lutte qui l'est aussi, je suis le fil de l'eau et quoi d'autre que la sueur et le sel et toi qui es là descend avec moi du train amer - homme à l'amère - et du radeau médusé, je plonge et je nage à l'ancienne façon respiration terre à terre et poème maudit je reviens et je reste

Publié dans Divagations diverses

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
S
<br /> <br /> y a une suite ?<br /> <br /> <br /> <br />
Répondre
C
<br /> <br /> Il y a une suite et puis une suite à la suite et une suite à la suite de la suite, la suite je l'écris tous les jours et le jour suivant j'écris la suite de la suite - jusqu'à quand ? Je ne sais<br /> pas mais jusqu'à présent oui il y a des suites<br /> <br /> <br /> <br />
L
<br /> <br /> J'aime beaucoup. L'amer, le radeau médusé, le poème maudit. On dirait du Goethe, tu préfèrerais peut-être que je ne te mette pas dans cette case - ce n'est pas ce que je fais - je me contente<br /> d'écrire ce que ces mots m'évoquent<br /> <br /> <br /> <br />
Répondre
C
<br /> <br /> Se faire glisser dans ma même case de Goethe est plutôt un luxe et même si je ne parle sa langue et que je peux déborder de sa case j'aime et apprécie cette idée évoquée<br /> <br /> <br /> <br />