Jour # 275 bulldozor

Publié le par Cheval de bois

Premier jour de janvier du mois de mai 2001, l’eau tombe et coule du ciel telle la pluie sur les matins pluvieux. Dernier jour de janvier du mois de juillet il pleuvait sur Nîmes place de l’horloge. Dans les cafés chacune des places qui auraient dû être libre étaient alors occupée par les passants, les touristes et la faune locale ni toi, ni moi car tout ceci n’est qu’une histoire, nîmoise. Peuplade d’un jour s’agglutinant sous les paraboles de toiles tendues et étanches, fragiles protections contre un climat instable. Giboulées de mars, la pluie venait de succéder au soleil et avait jetée sur la population le renoncement à l’espérance de vivre un jour de joie sous la torpeur douce et aride d’un cuisant soleil. Un peu comme si le poids de chacune des gouttes chutant du ciel au sol avait cloué chacun des hommes chacune des femmes et tout ces urbains villageois dans une solitude égoïste triste et aveugle. Tous étaient occupé a faire tourner les cuillères dans leurs tasses, tous absorber a tourmenter les sucres aux tréfonds des boissons chaudes. Si occupé qu’ils n’avaient pu prêté à l’environnement qu’une attention négligeable… Imperceptible bruissement de tuiles qui se brisent craquent et cèdent sous le poids d’une charge trop lourde.  Lentement et une à une chaque tuiles cédaient craquaient et se brisaient un peu comme si le poids de chacune des gouttes chutant du ciel au sol venez frapper la fragile surface de terre chaude et argileuse comme des petits marteaux agiles. Vu d’ici la place semblait déserte si on oublier l’horloge plantée là et qui égrenait les minutes et les heures depuis déjà trop longtemps et ces cercles de toile tendue ou l’eau chutait ruisselait avant de plonger au sol aux confluences des ruissellements et des flaques. Et pourtant la dessous la peuplade vivait. Ce faisant presque face ils étaient là assis.

-          « Tu sais pas quoi, j’ai entendu qu’il y avait un criquet tueur dans le loft et qu’il avait menacé Aziz et que ça serait pour sauver Aziz que les autre l’on sorti »

-          « Non ! »

-          « Si ! »

-          « C’est pas vrai ! »

-          « Mais si je te jure ! »

-          « Non ! »

-          « Si ! »

-          « Bon si tu le dis je te crois. Ah tiens regarde là comme c’est beau ce charmant pigeon qui vient s’abreuver dans une flaque. T’as vu c’est marrant là ou il est il ne pleut pas. »

-          « Non »

-          « Si je te jure ! »

-          « Mais non t’hallucine ! »

-          « Mais non regard par toi même tu verra »

Et tous les deux levèrent ensemble les yeux au ciel dans le même mouvement.

-          « Oh mon dieu … »

-          « Arghhhh »

Publié dans Chronique chaotidienne

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