Jour # 1200 retour du MaHB dans sa salle

Publié le par #ceciestunblog

ce soir j’étais au match du MaHB en tant que supporter et en tant que bête curieuse animé par cette curiosité qui espère trouver le sens historique des choses ; le retour du MaHB dans sa salle après que le club et plusieurs de ses joueurs majeurs aient été au cœur de la furia médiatique pour cette affaire de paris et de match truqué c’était une chose à voir, à vivre ; être présent pour supporter. J’ai vu l’Aréna se remplir péniblement, j’ai vu l’entrée des joueurs amputée du solennel habituel et puis j’ai senti cette salle se mettre à supporter ; quand on a déjà connu le bruit d’un stade qui acclame les derniers coureurs d’un marathon à rentrer sur la piste où l’ovation d’un stade qui supporte le coureur de 3000 steeple Indonésien on reconnait le sens de ces applaudissements. Ce soir les supporters de Montpellier supporter leur club comme on supporte le bon dernier, une ferveur très tendre, sincère, chaleureuse, une ferveur qui voudrait panser les plaies faites à la dignité et à l’amour propre, une ferveur qui dit nous sommes là de la même façon qu’un père caresse la tête de son fils dans la nuit quand il se réveil après un cauchemar ; j’ai assisté à beaucoup de match à Montpellier, j’ai vu des matchs gagnés avec une telle avance que le public n’arrivait plus à s’emporter malgré les incitations des supporter officiels, j’ai vu aussi des matchs perdus sans qu’il n’y ai espoir de victoire et j’ai entendu les applaudissements qui sonnaient creux mais ce soir j’ai entendu tout autre chose, malgré un début de match plus que laborieux j’ai entendu une salle soutenir avec une ferveur tendre, un salle applaudir autre chose que les échecs aux tirs, une salle entière qui pansait ses blessures dans une ferveur sans faille. Montpellier ne gagnait pas, ils étaient mauvais, le public supportait et puis ce qui n’était qu’une ferveur palliative c’est petit à petit transformée en ferveur sportive parce que l’équipe est revenue, par que le combat à lieu, parce que jusqu’à la fin il y a eu sur ce terrain la belle tragédie du sport et la victoire qui échappe à la fin ; mais ce soir j’ai vu la ferveur tendre et paternel devenir une ferveur guerrière ; j’ai aussi vu un silence, un non-dit, un grand tabou silencieux prendre place dans cette Aréna, pas un mots pour les joueurs compromis avec la justice, pas un mot de soutient, pas une insulte, pas un symbole, pas un signe, pas même un chant ostentatoire, rien ; le bloc derrière la ligne de conduite du club, le silence ou pire la parole qui fait comme si l’acte n’avait jamais eu lieu ; j’ai ressenti une forme de malaise, j’étais venu pour prendre parti, le supporter laisse son libre arbitre et son intelligence à la porte de la salle pour embrasse l’amour, la subjectivité et l’émotion. Ce soir je pense à ces joueurs que j’ai aimé, ces joueurs qui m’on fait vibrer, ce soir je pense à eux et j’ai un peu honte qu’une salle entière qui les adulait encore hier aujourd’hui ai fait comme si de rien n’était ; non je ne vous oubli pas

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