Jour # 1184 dans le lit devenu froid naitra la poésie

Publié le par #ceciestunblog

ce qu’il y a de bien avec les filles à l’adolescence écorchée c’est qu’elles aiment dans vos mots l’irrévérence et l’impudeur et qu’elles n’aspirent qu’à une seule chose que vos écrits et vos pamphlets soient poignardés sur la porte de leurs parents parce qu’elles aiment en vous l’incandescence de l’instant et la naïveté de vos guerres et que dans l’écho de votre prose elles entendent vibrer quelque chose qui leur ressemble un peu ; elles supposent ou comprennent ou bien elles veulent croire que la poésie assassine plus fort que les couteaux et elles vous vois comme un oiseau en haut des tours, comme un Icare qui n’aurait peur ni du soleil et ni des ombres et parce qu’elles savent que vous pourriez tomber comme on se jette du haut des ponts et que vous trouveriez ça beau et que vous en écrirez des beaux mots alors elles vous aiment comme on aime l’envie de se foutre en l’air, elles vous aiment comme elles aiment l’idée d’emmerder ses parents, elles vous aiment comme jamais, elles vous aiment comme personne, elles adulent vos névroses et dévorent votre esprit et vous, vous oui, vous en faites des muses qui dans l’équilibre précaire qui se crée quand leur larmes coulent remplissant d’eau salée le plateau de la balance qu’elles équilibrent sont des sources profondes, alors vous y plongez la plume pour en nourrir vos vers et elles, oui elles, elles aiment ça, elles sont des princesses, elles sont des déesses, des nymphes de papier ; vous faites brûler leurs cœurs qui bat dans la poitrine où naissent les sentiments, la révolte, les pluies acides ; elles voudraient pour tout l’or de leur vie que vous détruisiez les frontières, abattiez les barrières, décrocher des frontons les figures parentales, vous êtes Pygmalion, vous êtes Mahomet, vous êtes un héros ou vous n’êtes personnes mais pour le prix des nuits qui blanchissent dans leurs bras vous êtes l’aube du monde et ça dur ainsi jusqu’à ce que les filles deviennent des femmes et fondent sur le parvis ou sur les ruines sous leurs pieds des nouvelles maisons, qu’elles deviennent une autre et d’un paraphe bleu turquoise au revers d’une lettre elles vous oubli un peu ; pour les poètes à nous l’éternité, quand les petites filles ressuscitent leurs parents, quand du ventre du monde renaissent des villes et des cendres des forêts se relève le monde, quand les femmes enfin embrassent un prince d’un charme consensuel elles oublient elles aussi qu’un jour elles ont pu être le monde entier qui grandi, qui née et qui enfle en craquant jusqu’au creux de leurs chaires, elles oublierons ce rien et dans le lit devenu froid naitra la poésie

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