Jour # 1181 une fille aux contours interdis et à l’âge sauvage

Publié le par #ceciestunblog

ton amour est étroit et ton esprit à toi aussi et toi aussi étroite comme une prison amoureuse, comme une prison à portée de cœur et cellules gavées de sang et de sentiments qui palpitent comme s’il fallait qu’ils se fassent remarquer, palpiter comme on lève les bras au ciel pour attirer sur soi l’attention des dieux, tes sentiments qui palpitent pour que je les remarque comme si tu me pensais aveugle, aveugle tu voudrais certainement que je le vois pour que j’ai une excuse au marbre de mon cœur mais il n’est pas question de ne pas voir juste de ne pas aimer et si demain je dois tomber amoureux alors j’aimerai une fille de chanson triste, une fille aux contours interdis, à l’âge sauvage qui s’agite comme le feu du briquet qu’elle allume pour embrasser ses cigarettes, une fille qui danse nue sur le bitume avec laquelle je prendrais la route pour rouler des heures de nuits et s’arrêter là lire de la poésie surréaliste qui remplira nos verres des bouteilles qu’on vide, oui une fille de chanson, une fille pas triste qui sait le feu qu’elle attise, qui sait la prose et la déréliction des poètes, une fille qui habille les terres arides de sa présence, une de ces filles avec ses mèches de cheveux sur le front et la sueur sur la nuque, une danse dans la boite, de papier et de ligne, une fille à rouler dans l’herbe fraiche et que l’on ne nostalgise pas, une fille que l’on fredonne quand on l’oubli, une fille que l’on garde sur le bout de la langue, que l’on connait sur le bout des doigts, une forêt jouissante dans le creux de la page ; mais en dehors des chansons l’amour est de béton et d’acier, une prison en prise directe sur la modernité et quand mes yeux se ferment jamais ils ne rêvent à cela

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N
<br /> grande poèsie<br />
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