Jour # 1091 si je ne suis pas schizophrène je suis peut-être un pervers narcissique

Publié le 20 Juin 2012

pervers narcissique … et tant qu’à ne pas être mesquin manipulateur et menteur et même sûrement aussi dangereux sans quoi le tableau serai incomplet bien qu’il soit prétentieux de penser que je sois un tableau. Penser que je suis un pervers narcissique c’est presque élogieux d’une certaine manière, c’est faire de moi un être plus fourbe et plus fuyant que je ne le suis, en même temps ce n’est pas que je ne voudrais pas endosser ce rôle, je crois même que dans le fond c’est tout ce que j’espère, ce à quoi j’aspire, ce à quoi j’aurai aimé jouer et aussi ce que j’appréhende un peu même si c’est avant tout par gout de l’allitération qui est mon pêché mignon. Pervers et narcissique plutôt que schizophrène parce que le gout de la maladie mentale peut très bien se doubler d’un goût d’esthète pour la posture et pour les apparences ; il n’y a pas à dire la schizophrénie c’est passe-partout comme un bijoux de pacotille que portent parfois les adolescentes et les tueurs d’infirmière, c’est surtout l’excuse idéale pour déresponsabiliser les actes mais ne comptez pas sur moi pour vous dire que les mots ce n’est pas moi mais les voix dans ma tête, non je suis trop attaché à ma prose, unique fil d’Ariane qui me relie à la vérité du monde, pour en laisser la responsabilité à des voix intérieures même si ces voix prenaient la forme de dieu ; le pervers narcissique aussi négatif que soit son image a au moins pour lui la responsabilité de ses actes dans la mesure où l’on ne se retranche pas derrière le déterminisme. Et puis narcissique je le suis, je dois l’être au moins un peu, au moins assez pour m’amuser de mon propre reflet dans le regard des autres, même les larmes reflètent le monde et soi certes avec la déformation concave ou convexe des zones courbes mais c’est un reflet quand même ; en plus être narcissique par gout de la posture c’est un peu une mise en abime ce qui n’est pas pour me déplaire. Pervers je le suis c’est une chose évidente, c’est une chose que je reconnais volontiers comme pour couper l’herbe sous le pied des ceux qui se plairaient à ma détractation, j’adore la controverse mais j’aime quand elle est crédible, la perversion n’est rien qu’une formulation hypocrite et consensuelle pour désigner la part d’humain en chacun de soi et je serai bien con de cracher sur ma part d’humanité. Je suis écrivain vous vous doutez bien que c’est moi qui écris la règle de jeu, je l’écris pour que vous jouiez à la détourner, la décrypter et me le retourner au visage mais ne pensez pas que je sois démasqué ou désabusé par tout cela, tout cela est moi-même et je ne peux me démasquer moi à moins de me retirer la tête ce dont je n’ai pas vraiment envie

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