Jour # 1088 de la prose aussi

Publié le 17 Juin 2012

au coin du jour faire la mendicité, mendier quelques mots, un regard ou geste ou un geste d’écriture, une insulte ou une mots doux, encre au citron vert, les bouteilles vides et les mots à la mer, faire la mendicité pour quelques mots, ici, n’avoir aucune dignité et demander des mots, des mots, des mots parce que la dignité c’est de supposer que les mots on les gagne à la sueur du talent, de la prose et de l’inspiration et que ce que l’on glane par le fait d’inspirer un peu de pitié parce qu’on a perdu ces commentateurs et que plus personnes ne parle ça c’est pitoyable mais bon tout n’est prétexte, tout n’est rien, rien et tout et tout est rien, équation métaphysique à la sauce nostalgique, la poésie montée à cru, tendre la pensée entre deux pics rocheux et marcher sur un équilibriste qui lui-même marche sur une corde de raide ; les doigts qui craquent comme un petit orgasme, le corps qui craque comme un autre orgasme, plus grand, pour les grands et le feu des questions et le feu du soleil et la peau en cuivre, en caramel, en sucrerie, en pomme d’amour, en fête foraine, en montagne russe et la ruse déployée pour entrer gratuitement dans les lois de l’attraction, déployer sa poésie à compte à rebours, déployer aujourd’hui les mots écrits hier, petite triche de façade même si moi je ne triche pas, au contraire je trouve ces mots là bien troussés et j’aime cela comme je m’offre un bouquet de narcisse

 

# poésie # prose aussi

Rédigé par #ceciestunblog

Publié dans #Divagations diverses

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