Jour # 1078 sous la robe de Maria Sharapova

Publié le 7 Juin 2012

qu'elle gagne ou qu'elle perde la petite robe de noire de Maria Sharapova me manquera dès samedi et en même temps la petite robe noire de Sharapova elle ne s'oubli pas, elle s'inscrit dans la pensée comme un grand nom au panthéon, elle se forge une place d'icone comme une gravure de mode, une muse ancienne dont on se souvient avoir vu la silhouette surannée dans une image d'Epinal, l'illustration d'un livre de classe ; elle est belle mais ça ne fait pas tout d'être belle surtout quand on joue au tennis, elle est élégante et glacée parce qu'elle est russe, immense et blonde et qu'elle possède se port tête à qui l'on confère le préjugé de l'orgueilleux et l'audace de la diva, mais elle est là au dessus de cela, au dessus d'elle même, elle est présente au travers d'histoire qu'elle porte, transporte et traverse ; si jeune est déjà émissaire d'une narration dramatique nostalgique et bourgeoise comme si la constance de son abnégation mettait un frein bourgeois à l'individualisme galopant de ces filles de l'Est, de l'Italie et d'ailleurs qui se rue sur le tennis pour y gagner aussi vite qu'elle y perde dans un tennis hautement prolétaire. Maria Sharapova c'est le classicisme d'une petite robe noire si courte qu'elle dévoile ses fesses à la moindre incartade du corps qui se dépense sur la terre battue ; et quand la mode au sens de consensus conduit les joueuse de tennis à porter sous leurs jupes un short de couleur et de matière similaire fondant ainsi l'élégance d'un ensemble en une forme générique et banale de combinaison anti érotique au possible mais sous sa robe Maria Sharapova a l'élégance de porter un short rouge ; short rouge, robe noire, le contraste de la passion et de la braise pour contrebalancer l'apparente froideur de l'athlète dans l'effort ; le rouge sous le noir, vision éphémère sous la robe de Maria Sharapova comme de l'avenir du monde ; pas son origine mais sa destiné, le monde est voué à tourner sous les jupes des filles je crois qu'un chanteur l'a chanté mais aucun sport, aucune femme n'a su l'incarner comme Maria Sharapova qui semble si détaché de toutes ces considération, machine de guerre sans sentiments, corps d'athlète au service de l'effort en direction de la victoire ne laissant ni place à la sueur ou à l'érotisme et pourtant tout le monde s'ébranle et s'embrume de nostalgie quand elle traverse le court ; à une époque la beauté de la noblesse, élite improbable qui se regarde dans les peintures pompières d'une beauté chaste, se jouait quand une femme en robe longue, blanche comme la virginité, ramassait des lavandes et pouvait se laisser aller à la rêverie d'un paysage pastorale et aujourd'hui ceci se joue sur de la terre battue par les parfaites jambes de Maria Sharapova

 

# sous les jupes des joueuses

Rédigé par #ceciestunblog

Publié dans #Divagations diverses

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