Jour # 1072 minimum syndical

Publié le 1 Juin 2012

peut-on tous les soirs creuser le même sillon, modeler la même terre, la pareille glaise ; il y a des soirs où l’on n’a pas envie, pas envie d’écrire parce qu’il fait trop chaud, parce qu’il fait trop autre, parce que l’attention papillonne et se brûle sur les écrans comme les papillons de nuits se consument entre vous et moi mais le jeu qui n’en ai pas un c’était d’être là tous les jours, tous les soirs souvent mais parfois avant mais parfois après mais souvent sous les mêmes horaires comme si l’inspiration était une écluse que ma cervelle libère avec la rectitude de ce que devraient être les horaires de train ; alors même si on n’a pas envie et que on est moi, alors même si je n’ai pas envie je viens, j’écris, je suis comme le moteur diesel parce qu’après quelques lignes les mots viennent plus facilement le filet d’eau remplit l’écluse permettant de franchir l’étape, pas à pas, mot à mot, sans penser aux lecteurs, sans penser à l’écriture, sans enjeux, sans rien changer, sans charger les mots de la triche que l’on va chercher dans de vieux cahier, de vieux dossier ; ce soir il faut chaud, déjà trop ou enfin trop, les crapauds scandent la nuit

 

# le strict minimum

Rédigé par #ceciestunblog

Publié dans #Divagations diverses

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