Jour # 1070 le chant strident des grillons me renverse

Publié le 29 Mai 2012

curieusement je n’ai plus rien à dire ; pas dans ma vie mais juste ce soir, aucune inspiration ou plus précisément je n’en ai plus j’ai déjà tout manger aujourd’hui dès l’aube, dès le matin, dès le midi, dès le soleil, dans la sueur, dans le sol, dans l’herbe, dans le sel sur la peau, sous la douche et dans une demie tête ; oui une tête coupée dans le sens longitudinale bien sûr car l’autre sens n’aurai aucun sens car il ne partage rien il se contente de séparer ; bref l’inspiration devait être dans l’autre partie de ma tête et donc ce soir je ne pourrais rien écrire mais si d’un certain sens il est déjà trop tard pour ne rien dire ; au lieu d’être là à faire semblant d’écrire je pourrais sortir marcher dehors les pieds nus dans l’herbe parce qu’en ce moment la nature me trouble superbement quand il fait nuit, je dis la nature mais je devrais dire ma part de nature parce que la nature générique et la nature des autres est certes troublante de nuit mais bien moins que la mienne ; dehors sous la nuit il se passe quelque chose de profondément apaisant, de tendre, d’amoureux, d’invisible, de mystique mais rien de mystérieux ni de divin, simplement un dévoilement intense mais surtout intérieur comme si cette nature voilée d’invisible nuit était la page blanche sur la quelle s’exacerbent mes émotions, je suis sûr que je pourrais me laisser remplir de larmes à y marcher un peu plus encore pas par tristesse ni même par allégresse juste pour se sentir rempli d’une réelle émotion, n’être plus qu’une émotion qui se serait soustraite à son interprétation affective, l’émotion pure, simple et sincère sans aspiration ni négociation avec le réel. Les pages peuvent changer selon les saisons, enfin la nature de la page ne change pas ce sont les sons qui changent autour des saisons parce que la nuit en tant que lumière suit les mêmes cycles quelques soient les saisons ; les mots qui s’y écrivent n’appartiennent qu’à moi et à mon émotion et sa nature ne varie pas selon la saison ; elles n’interviennent pas sur mes obsessions car écrire est une obsession, enfin non, écrire est une façon de jouer de ses obsessions, l’obsession est matière, l’écriture outil mais je m’égare ce que je disais n’avait aucun rapport, je voulais juste évoquer la seule réelle émotion que sortir la nuit me provoquait et un jour je parlerai peut être du son strident des grillons

 

# pas la peine # je vous l'avais dit

Rédigé par #ceciestunblog

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