Jour # 1068 il y a un article à lire sur mon impudeur

Publié le 27 Mai 2012

je devrais supposer que l’écriture relève d’une forme de talent, c’est possible voir probable dans certains cas même si la nature toute relative du mot talent laisse la place à ce que j’appellerai un doute raisonnable ne permettant pas d’assurer avec force de conviction que c’est bien la talent qui est à l’origine de l’écriture. De la même façon j’ai déjà démenti chez moi la présence d’une nécessité de raconter des histoires ; je laisse la posture des raconteurs d’histoires aux menteurs, à certains politiciens - même si de moins en moins d’entre eux ne semblent ambitionner de nous raconter l’histoire de la France de demain - et aux conteurs ces personnes pour qui raconter relève de la nécessité. Je me soustrais au concept de talent comme à la nécessité de raconter et pourtant je revendique mon aspiration littéraire et l’ambition de mon écriture. Que me reste t-il alors pour justifier ma logique d’écriture ? L’impudeur. L’impudeur est la substance première de mon ambition littéraire, dans mon cas écrire c’est savoir exhumer des choses que je vais chercher un peu plus loin que les autres et que, je l’espère, je parviens à formaliser avec un sens de la formulation plus poétique que la moyenne. L’impudeur comme levier, comme métier, comme mécanique, comme ambition, être capable de savoir où déterrer idées, sentiments, dimensions sexuelles, valeurs tabous, fantasmes secret, connaître les codes de ma pulsions scopique et les autres étaies psychanalytiques de ma nature humaine afin de pouvoir les remonter des tréfonds jusqu’à la surface de l’écriture, page plage ou écran légèrement scintillant c’est la même chose ; trouver et transcender. L’intensité poétique des tournures qui en réfèrent souvent au sens de la métaphore et de la métonymie est proportionnelle à l’impudeur qui a été nécessaire pour trouver l’inspiration, le poétique est le filtre qui permet à l’impudeur d’être présentable, accessible et non frontale parce qu’il faut savoir ménager la force de quelque exception qui surgiront nues et sauront à n’en pas douter désarçonner. L’ironie du sort c’est qu’écrire sans la nécessité de l’impudeur dans un exercice comme celui-ci fait de moi un plus piètre écrivain, laborieux et presque prolétaire mais c’est ça aussi la force des choses


# impudique # la pudeur # l’impudeur

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