Jour # 1058 écrire la nuit à défaut de fumer

Publié le 17 Mai 2012

quand approche l’heure où le bord de la falaise approche comme l’inéluctable couperet de la contrainte quotidienne je me questionne toujours sur le sens à donner aux mots que je vais écrire, la digression facile et futile des allitérations et du sens sensitif d’une forme archaïque de poésie où l’accouche rhétorique d’une idée couvée depuis un temps certain dans le nid inconfortable de mon esprit ; si mon esprit était trop confortable comme un intérieur de classe moyenne dénigrant la bourgeoisie mais posant son cul tous les soirs dans le complet salon qui fait fasse à la télé alors il y a aurai un risque que mes idées n’en sortent pas, qu’elles y restes non par pudeur mais par paresse légitime et mesurée. Mais accoucher d’un certain nombre d’idée c’est vider cet esprit là, c’est comme un bar de lui qui rallume les lumières pour mettre les gens dehors, ça signifie toujours la fin d’une parenthèse enchantée, bien sûr le bar sera ouvert demain comme mon cerveau sera offert aux idées du lendemain mais rien ne peut assurer que ça sera bien, aussi bien, inspiré ou joyeux. Mon cerveau est une citrouille, ma prose cendrillon, à minuit passé elle se transforme en quelques chose qu’il n’est pas judicieux de laisser voir, la paresse noctambule peut heureusement toujours prétexter le sommeil, pourtant ce sont les moments les plus fertile ; le sommeil abats toujours en premier lieu la pudeur, les tabous, les blocages, la raison et la rationalité laissant libre expression à ce qui peut être la prose, à l’instinct, à la nature humaines, aux pulsions et cette part de soi qui ne dort pas encore ; c’est peut être pour ça que certains ne baisent que la nuit, d’autres y écrivent et moi j’y pense, la nuit je pense quand personne ne vient baiser ni rompre la danse ; cet instant d’avant le sommeil quand l’inspiration est en mesure de signifier quelque chose de dense et rationnel ce qui ne peut jamais avoir lieu en temps de journée ressemble à une transe, à un ruisseau qui rejoint d’autre ruisseau pour former un torrent et entrainer les meules du moulin, la nuit j’écris comme d’autres moulins broient des graines

 

# bonne nuit

Rédigé par #ceciestunblog

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