Jour # 1052 le merle moqueur

Publié le 11 Mai 2012

la rage que l’on consume, la porte quand on y sonne, la descente ; escalier mécanique où il faut se tenir serré à droite sous peine de faire de la peine au consensus de ceux qui veulent courir à l’envers de la droite à gauche pour accélérer leur descente aux enfers parce que oui les escaliers en fer qui s’engouffrent dans les gueules de pierre qui entrouvrent la terre vers l’intérieur, vers ses entrailles gutturales où le minerai commun et précieux s’amoncelle jusque sur le dos des nains, des mineurs et des gros vers qui creusent les espaces nécessaires pour que glissent les continents les uns sur les autres ou sous les autres ou en désordre géologique ; on dévale à tors les marches métalliques comme des mâchoires sagement ordonnées de la plus affamées à la plus affinées en descendant de mètre en mètre jusqu’au maître du dedans démon intérieur et diable dont le cœur ne reste jamais tout à fait de pierre parce qu’on ne creuse pas la tombe de l’humanité mystique sans en éprouver un véritable plaisir, entière et jouisseur et que jouir ne souffre pas un cœur de pierre ; des poussières en souvenir pour ensevelir la belle des mots et le label carmin et carnassier qui désigne les lèvres d’appellation contrôlée croqueuse de pomme, d’homme, de vie jusqu’à celles qui croquent les pommes d’Adam avec la déraison délictueuse de la paresse éthique et du jubilatoire de la pulsion transgressive

 

# les filles # les dents # l’enfer # les autres

Rédigé par #ceciestunblog

Publié dans #Chronique chaotidienne

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