Jour # 1044 demain c'est hier

Publié le 3 Mai 2012

elle excelle dans l’art d’exacerber ma misanthropie, déjà que peu de monde trouve grâce à mes yeux mais qu’elle s’exerce à creuser, sous mes yeux ébahis, la tombe barbare de la dignité humaine le rideau de fer des doléances et de l’empathie tombe sur moi dans une emphase toute métallique et grisante qui je l’espère raisonne jusqu’au fond de la ruelle où le gibier piétine dans les marécages bitumineux de ses ancêtres ; la biches aux yeux perdus, roux et noyés par les larmes, le flou et cette sensation de la folie qui la submerge depuis que ce qu’elle croit être son intérieur à elle piétine le sol comme un canard sans tête, prend des directions sans queue ni tête, elle divague de rues en terrepleins et de terres vagues en voies vaguement ferrées, elle s’agite convaincue de que ses valeurs intérieurs sont bafouées par le glissement du paradigme de la raison, mais son intérieur c’est ce qu’il y a sous le pelage soigneux parfois un peu souillé par les saillis des amants alentours et au-dedans il n’y a ni source folle, ni charbon végétale, pas la moindre métaphore juste ni un doigt de déséquilibre, juste de la viande de gibier, du sang et des viscères et quelques étincelles laissées par les éclats d’os brut mais ça c’est tout ce que l’on gagne à courir dans cimetière outrageux et aggravés sous le feu nourri des braconniers

 

# la petite muse braconnée # ça marche aussi avec balconnet

Rédigé par #ceciestunblog

Publié dans #Divagations diverses

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