Jour # 1043 les rues de Krasnoïarsk ça ne vaut pas Amsterdam

Publié le 2 Mai 2012

quand tu es à l'autre bout du monde par exemple au fin fond de la Russie tout est plus simple quand il s’agit de se planter au milieu d’une rue ou d’une foule pour mettre en joug une jeune femme dans le viseur de son appareil photo et déclencher pour lui voler son image et forger le temps d’un bref instant un lien unis dans un regard dont les sens ne sont ni égaux ni équivoque. L’appareil en médiateur éphémère d’un lien qui l’est tout autant même si il restera une image pour éterniser ce rapport de force humain. J’ai toujours eu un mépris profond et sincère pour le droit à l’image parce que je trouve qu’il est prétentieux de revendiquer contrôle et maitrise de son image vis-à-vis du regard que les autres portent sur alors que dans l’absolu les discours subliminaux nous dictent que c’est au travers de ce regard de l’autre que soi existe. Invoquant le nom du droit à l’image nos femmes d’ici, les blondes et française postulent un droit à la rétractation pour se blottir dans l’idée consanguine que l’on est le seul maitre de son image. Ces pauvres connes poussent les voleurs d’images et photographe du réel à ruser pour saisir ce qui peuple les instants du réel et de la rue. Nature de photographe contrarié par la pudeur artificielle du droit à l’image ; mais quand on se retrouve ailleurs et ailleurs loin alors se retrouve la liberté de l’action, de l’acte photographique ; la foule ses femmes et leurs pudeurs sont toujours là mais si le geste est décomplexé c’est pour une raison qui peut sembler ridicule : la barrière de la langue. Oui la barrière de la langue qui agit comme une protection drôlement radicale parce que l’on sait que l'autre ne pourra rien dire et que l'on ne pourra rien lui dire. Dans le fond sans l’appui de la langue pour donner corps et inscrire les actes dans une réalité palpable parce que pérenne les gestes sont très éphémères. Aucun mérite alors à faire face à la russe que l’on détrousse d’un instant éphémère qui si ça se trouve ne lui ressemble même pas mais qui forge mon imaginaire et cartographie mes géographies érotique

 

#ici ou ailleurs # et d’ailleurs aussi ailleurs # même surtout là bas

 

krasnoiarsk.jpg

Rédigé par #ceciestunblog

Publié dans #Pictogranimation

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