Jour # 1042 à mettre sur l'ardoise d'hier

Publié le 1 Mai 2012

gros bourdon neurasthénique de fleur en fleur sur l’hystérie verdoyante d’un printemps comme les autres, comme s’il fallait s’en émouvoir, le remarquer ; un fer rouge, une pierre blanche ; la peau lisse dans les coins à pollen comme dans une zone de non droit, marge molle, marginale et pâle land de terre où les hommes et les femmes et les soûls viennent cuver leurs cuites, parfois y faire germer les raisins de l’ivresse dans laquelle ils voudront noyer leur colère d’âme saoule, la fureur dans le vin pour fêter la crucifixion d’Épicure, la vérité de vrais jours, la descente des vrais nuits, la vérité des gros culs et des ombres chinoises et autre sosies étonnants de ceux qui ne sont pas là mais un peu là quand même aussi bien sûr ; souvenirs souverains détrempés des eaux que l’on perd encore, des sources que l’on espère encore comme celles que l’on voudrait deviner à la bouche des femmes et celles plus modestes qui coulent en ruisseaux minables qui grossiront demain les eaux boueuses où clapotera une boudeuse qui sera à deux doigts de dire que demain enfin elle portera un sourire en guise de jupon comme une maladresse élective, comme un lendemain de cuite quand on réalise qu’il manque une pièce de dentelle à la parure complète et chaste que l’on avait achetée plus tôt pour la porter comme un bel étendard mais le lendemain les draps étendus au dessus des eaux boueuses racontent d’autres histoires avec quelques fantômes et des enfants Chinois

 

# conte du lendemain

Rédigé par #ceciestunblog

Publié dans #Divagations diverses

Repost 0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article