La paix contre bol de ramens

Publié le par Rémy

La ville cet espace impensé de la présence d'autrui ; le ventre d’un monde où grouillent la vermines et l’homme qui cent fois se confondent. Ville, espace de milles amours bruyants et puants, les cris des klaxons, vapeurs des voitures, les rainures noires inscrites dans la crasse des trottoirs par les roulements des planches rainurées des skateurs sauvages. Mais surtout la ville lit brûlant de mille dramaturgies déroulées sous les pas rompus des piétons du hasard qui exhibent leurs visages grotesques porteurs de ses vies accrochées à leurs façades comme du linge qui suspendu aux fenêtres qui en obture l’ouverture tout en dévoilant l’intime. La ville des solitudes exaltées de ces individus invisibles tous passagers d’un même vaisseau intriguant navigant à l’aveugle dans cet espaces entrelacé comme les artères éponymes des chairs luisantes sous les lampes éteintes. Toute cette foule des corps de la différence ; petits voyous en famille, travailleurs éculés de rues reculées où jamais la foule ne roule ses anatomies contrefaites et sans uniformes, tous sont là dans la parfaite diversité de multiculturalisme qui se dessine dans la masse des mèmes. Le goût ne s'affiche en mode que dans les boutiques vitrées des avenues quand sur les corps c'est le floutage des vides qui outre les ivresses de nos regards diurnes. Le son des clochettes valide chaque individu dans la singularité de son seul charme externe. Mais il faut bien de l'indifférence pour défaire les lions qui retiennent les chaînes des hommes et des femmes. Seules les discordances se remarquent, et la porte factice d'un cargo échoué pour la nuit.

La paix contre bol de ramens
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A
Bonjour, où avez vous trouvée l'image ?????
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