Le vent

Publié le par Rémy

Le fond de l’air souffle fort et la fenêtre siffle parfois lorsque le vent cherche à s’y infiltrer. Je regarde la rue, les lampadaires sont là, fixes à mi-hauteur des façades de la rue d’en face. Ils ne bougent pas, leur lumière ne bronche pas, et s’il n’y avait pas un câble électrique qui traverse la rue en reliant une façade d’en face à une façade d’ici je ne verrais rien bouger lorsque le mistral s’agite. Je l’entends mais je pourrais ne pas le voir. De ce côté il n’y pas l’océan vert tendre des feuilles à peine écloses pour s’agiter en mouvements qui me paraissent doux et cohérent comme le vol d’une nuée d’étourneaux. De ce côté de la rue il n’y a que ce câble noir, torsadé comme un bâton de réglisse qui se déplace de gauche à droite lorsque le vent le frappe. En contre pas sur le mur d’en face je peux voir son ombre sans comprendre comme elle est éclairée pour être quasiment horizontale, elle aussi bouger comme si une main invisible cherchait à aligner un niveau à bulle pour tracer une ligne droite. Même lorsqu’il ne s’y passe rien la rue est un théâtre qui capte mon attention.

Le vent

Publié dans Chronique chaotidienne

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D
Bien pensive en regardant la rue, en examinent le mondre mouvement <br /> Beau texte vivant
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R
merci