Les choses à dire

Publié le par Rémy

Il y a des jours qui ne sont pas forcément des soirs où les mots sortent tous seuls, à la pelle ils coulent d’entre mes doigts et noircissent des lignes. Ce sont des mots qui naissent sans arrière-pensées, ils surgissent avec la fougue du naturel et s’imposent parce qu’ils sont là, parce qu’ils sont dits mais surtout parce qu’ils sont portés par le sens des choses. C’est tellement idiot de le dire et pourtant je me sens en devoir de le réaffirmer comme on éructe en boucle une pensée magique en espérant qu’elle advienne et passe ainsi du statut de mythe à celui de réalité. Mais je le dis, oui les mots viennent plus naturellement lorsque j’ai quelque chose à dire ou à écrire à quelqu’un. Mais dès lors que je m’extrais de ce rapport d’autrui, ce rapport qui n’est pas de force mais qui peut-être parfois de séduction, ce rapport de mots, ce rapport d’interaction, alors je n’ai aucun mal à faire couler ma plume dans les profondeurs de textes à rallonges. Ce n’est que lorsque je me soustrais à ce B.A BA de la logique des choses et que j’essaie d’écrire pour d’autres raisons que les choses se corsent. Parfois elles se complexifient et gagnent en intérêt ou en stimulation, mais souvent c’est juste un poids plus lourd à penser. Il fallait le dire comme on enfonce une porte ouverte ; j’écris mieux quand j’ai des choses à dire. Notez la différence, je ne parle pas d’histoires à raconter mais bien de choses à exprimer.

Les mots pour le dire, le reste, l'image, c'est à dire le cul de Kate Moss, comme une ponctuation externe pour aérer la prose et attiser le regard du passant nonchalant qui s’aventure en blog inconnu parce qu’on le sait la paire de fesse d’une icone célèbre fait toujours plus bander la curiosité qu’un texte mal troussé

Les mots pour le dire, le reste, l'image, c'est à dire le cul de Kate Moss, comme une ponctuation externe pour aérer la prose et attiser le regard du passant nonchalant qui s’aventure en blog inconnu parce qu’on le sait la paire de fesse d’une icone célèbre fait toujours plus bander la curiosité qu’un texte mal troussé

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