La muse de la vieille plage

Publié le par Rémy

Il n’y pas un seul muscle bandé pour déformer sa silhouette. Sur cette plage mouillée par l’écume d’années lointaines elle se promène comme seule au monde dans son maillot une pièce tissé dans ce tissu ancien aux propriétés un peu lâches. La brise douceâtre lèche les dunes puis vient embrasser son corps tendre. Ses cheveux ondulent et brillent comme les rayons peroxydés d’un astre blond qui dispute à l’autre le point de fuite des galaxies. Son corps n’est que femme, ni ses muscules ni ses vêtements déforment la subtile traînée féminine qu’elle laisse derrière elle lorsque ses pieds nus marquent le sable chaud. Elle n’est que cela, elle n’est que femme, une icône, un emblème, un doux rêve, ce mirage qui s’alonge et s’étire dans les rondeurs mammaires que la silice forme sous la caresse du vent, puis qui disparaissent lorsque les enfants plongent leurs mains dedans et qu’ils construisent des châteaux forts. Je ne pourrais jamais lui offrir le luxe d’un château ni la force immuable des rocs qui font les phares. Le poète s’amuse des sirènes et des bokehs que la lumière esquisse sur l’horizon qui rosie mais il laisse s’échapper la femme qu’il couvre de prose et poursuit de ses vers avec qui elle partage le goût de la liberté, de la beauté et puis de l’art.

Qui de mieux que Marilyn Monroe pour illustrer cette rêverie ?
Qui de mieux que Marilyn Monroe pour illustrer cette rêverie ?
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Qui de mieux que Marilyn Monroe pour illustrer cette rêverie ?

Qui de mieux que Marilyn Monroe pour illustrer cette rêverie ?

Publié dans Prose, Fantasmagorie, poésie

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M
Superbe ❤
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R
Marilyn est toujours superbe, alors elle éclipse bien facilement mes mots ^^