Faut-il apprendre la langue des algorythmes ?

Publié le par Rémy

Pour la plupart d’entre nous qui sommes de la génération intermédiaire, entendre les gens qui ont connus le monde d’avant et d’après l’intrusion d’internet dans nos vies, nous avons connus les réseaux sociaux à l’époque où ils n’étaient rien d’autre que des réseaux sociaux, des fils de publications chronologiques où des nos proches et nos moins proches étalaient leurs vies, leurs envies et la vacuité de leurs idées sans autre forme de logique préalable. C’est simple, bête et logique comme une partie de Tetris, les posts s’afficher de haut en bas et descendre le fil de nos actualités s’était remonter le temps.

Aujourd’hui, des années après les débuts archaïques de ces réseaux sociaux, ce n’est plus cette logique simple qui s’applique à la pratique de ces sites-là. Non, aujourd’hui ce n’est plus le temps l’architecte de nos fils d’actualités mais de savants algorithmes qui trient, classent, ordonnent et présentent la matière de nos réseaux selon une logique algorithmique qui leur appartient. Je ne cherche pas à dire que c’est mieux ou pire qu’avant, mais je remarque une chose ; c’est qu’en tant qu’utilisateur si l’on souhaite que sa publication soit lue et vue par nos amis ou nos followers la simple mise en ligne ne suffit pas.

Au temps où les logiques algorithmiques contrôlent ce que nous voyons nous devons apprendre les rudiments de leurs pensées si nous souhaitons que notre post atteigne sa destination. Cela tronque totalement l’aspect social de la chose, le naturel et la spontanéité se brisent sur le roc algorithmique plus sûrement que les vagues sur les rochers. Parvenir à surnager dans les flots des réseaux sociaux est devenu un savoir faire à part entière qui nécessite une compréhension relative du fonctionnement de ces IA qui décident qui doit voir quoi. Fini le temps où n’importe qui pouvait partager n’importe quoi et espérer la même audience que n’importe qui. Ce n’est pas non plus la qualité du post qui fait sa visibilité. Aujourd’hui seuls ceux qui savent jongler avec l’ère des algorithmes parvient à faire émerger ses publications. Et clairement cela n’a plus rien de social, en tout cas pas au sens où je l’entends.

Nous sommes dans une ère de la communication, celle d’un rapport de force avec les logiques algorithmiques afin d’exister. Je ne sais pas si c’est bien, je ne sais pas si c’est mal. Je pense juste que c’est regrettable parce que le temps d’avant avait ce parfum d’accessibilité populaire par la simplicité de sa logique. Aujourd’hui celui qui sera entendu, vu, lu, sera d’abord celui qui aura le mieux comprit et parlé la langue des IA, peut être la parle-t-il assez bien pour les duper, ce n’est pas encore mon cas.

En illustration les images d'un artiste roumain Andrei Lacatusu. La série s'apelle Social Decay et elle illustre à merveille le déclin imaginaire des réseaux sociaux
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