Sous l'arbre des pendus

Publié le par Rémy

Une seule page.

Deux cents mots.

Quelques traces de ponctuations.

Et la grande vacuité.

Et une dose de vanité.

L’élan comme boursoufflé dans les gouffres de la facilité.

Le petit vent d’ici, terreux et fourbe entre de mon oreille.

Le ravage est succin, le ravin est sauvage.

Arroser mes braises d’essence plus que de gasoil.

La guerre est une vision, la poésie c’est céder.

Les mots en gorge grasse naissent de la poitrine des femmes.

J’incendie ma prose comme les plumes d’un oiseau mazouté.

L’éclaire sous la mer franchi les caps et l’écume.

Je range, arrange l’écran comme on réécrit son texte.

Je balance des cailloux dans les flots d’encre liquide.

Et les ronds dans l’heure égrènent des images comme le déroulé d’une pellicule.

Interaction démente comme de vider l’océan que seul dieu et le climat peuvent réellement dompter.

Je réchauffe mes climats en ondes souterraines.

Je dicte à ma main les désirs insoumis.

Le regard m’est témoin et l’ouïe sera d’or quand je me tiendrais là.

En amont de moi-même ou en dessous des étoiles qui dansent.

Parce que l’univers toujours danse.

Lentement.

Immuablement.

Le chaos est une danse.

Les mathématiques aussi.

Et l’histoire de mes poésies saute à la corde sous l’arbre des pendus.

Sous l'arbre des pendus

Publié dans Divagations diverses, Prose

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