Scène d'intétrieur

Publié le par Rémy

Tout est propre, décimé et le jour des jours et des ans déverse sa prose versatile dans un babillage démoniaque. Ce n’est pas de la littérature, c’est juste décoratif comme la tête d’un diable empaillée, les cornes comme des virgules vrillée et puis la langue bien bifide à laquelle on a pendu un cintre pour recevoir le manteau d’un convive que l’on aura convié à un repas. C’est comme les livres sur la bibliothèque, alignement ostentatoire d’un rempart que l’on exhibe pour repousser la malice malvenue des jeteurs de sorts et de jugements qui auraient préjugé de vos valeurs à l’orée des livres qui trônent chez vous. Qu’importe si vous les avez lus, et qu’importe le vin que vous versez dans les verres en cristal, l’important ce sont les bouteilles scellées allongées dans la cave qui annoncent lascives les dates renommées d’un temps éculé que vous renommé le passé. L’important c’est le parement de vos intérieurs, la beauté superficielle qui colmate les fissures et la lumière que caracole aux visages des visiteurs parce que vous êtes riches de l’énergie nucléaire ou d’une autre forme de fossile furieux dont la consommation éclaire vos largesses d’hôte. Pas de pâles copies sur les murs de vos intérieurs mais seulement la scénographie raisonnée d’une scène entendue. Tout est à sa place.

Scène d'intétrieur

Publié dans Divagations diverses

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article