Laisser des espaces

Publié le par Rémy

Au temps damné ce substitue une forme de subjugation hybride et sombre qui ploie sous le poids de ses aisances comme le saule ploie sous le poids de sa tristesse florale. Je constate de la présence hybride entre les lignes fantasques qui reculent les jours jusqu’à l’apogée de l’an, zénith de l’année et renaissance de tout ; infini qui se renouvèle et se récupère dans le cycle funeste des calendriers, des arbres et des flux et flots de civilisations qui nomadisent dans les standards d’un temps donné ou d’un temps prit. Tel est l’acte, celui du mot, l’acte poétique, la joue joyeuse collé à la fenêtre vide d’une voiture hybride le poète est transporté et pour contrer l’inertie mécanique de l’embourgeoisement de classe le poète réenchante le temps mort, les silences, les interstices et tous ces creux invisibles sous la surface des choses parce le monde est un amas de choses. Le monde est une chose, monde constituée de choses, le monde est une chose avec une surface, un monde superficiel et un monde du dessous, un monde sans dessein, juste un monde d’objets sans destinées si aucune plume ne vient se mêler à la présence des choses pour designer du sens, insuffler l’élan. Ce n’est pas le souffle de dieu mais la gestation poétique qui dans l’anonymat de son réduit trône et se prône comme divinité de substitution.

Laisser des espaces

Publié dans Divagations diverses

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