La divagation

Publié le par Rémy

Je suis la vague, la rizière et le velours en peau de plume sur le dos d’une Marilyn, je suis le carnage aux dents longues qui surgit des pages tournées d’une BD d’auteur américain, je suis le roulement dans l’air qui vrombi dans le vent chaud de la chaudière, je suis le numéro treize d’une donzelle télévisée encore sauvage, et sous les jupes des joueuses de tennis je suis le short mauve qui monte au filet et le futur venu d’hier quand à Seattle se trouveront des créatures fantaisistes issues des mémoires vives des ordinateurs collectifs qui collectaient les données mémoriels des créateurs de créature, je suis le gros canon plus gros qu’un lance-roquette qu’une femme porte à l’épaule, elle vise, elle tire et quelques part derrière l’horizon quelqu’un tombe, un docteur vient, pas de se monde, ni d’un autre, un docteur vient ivre de temps ; un jour il y en a eu une qui a su être nue sans l’être, infra nue, la nudité exaltée par-delà le corps et le voilage des vêtements et depuis il y en a eu milles autres à essayer de ne pas finir nues sans parvenir à ne pas l’être, le regard vert et bleu comme deux billes de verres insérées dans le crâne d’un animal empaillée mais ce sont de vraies yeux de chair, la vie treize fois ne fait pas le moine, ni la nonne mais derrière l’habit de samurai une furia transparait, je suis un occurrence, je suis une ordonnance, un ordonnement, un démon qui surgit et une femme de la police, une mannequin zélée et d’infime fragment d’égérie qui nous reviennent du temps ; je suis le jour qui tombe sous la nuit

La divagation

Publié dans Divagations diverses

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