Poésie d'un agent dormant dans du corail

Publié le par Rémy

Les joueurs ne ressemblent aux nuits que si le jour dort encore, larvé sous la peau cellulose et cellulite des seigneurs des réseaux, cellules mères et phagocytes des danses improvisées de doigts levés, le pouce, l’indexe ou la majeur, la même ronde sans patrimoine de royaumes matrimoniaux sans paroisses levées. L’oracle décadent ne se décide pas à lever le doute en levant le voile et c’est une dame ogresse les bras levés tenant un glaive qui rôde comme une mariée en rut à l’affut d’une église ou d’un tonneau de bière à éventré comme un jour son enfant à naître. L’argent rit de tout ce raffut, les ventres gros comme des poches vides un jour de paie ne se plaignent pas, c’est un oasis dans la maison, la tablée rase sous la nappe d’or est branchée à une carte virtuelle génitrice de tous les mets, maux générique d’une civilisation à la langue saturée, saveur A et saumon B ne sauveront pas l’immonde mélange des ménages étroits où s’entassent l’œil, l’âme et le ventre dans la même pièce déjà garnie pourtant d’un canapé, d’un chien et d’une formidable forme vendue à l’unité depuis l’usine nordique qui arrase le monde de ses aspérités boisées, la surface lisse comme la mer d’huile avant la catastrophe, étriper la ligne de flottaison sur ordre chorals des coraux chaotiques qui jamais ne gouverneront le monde.

Si ceci n'est pas une cervelle mon crâne est alors plein d'eau
Si ceci n'est pas une cervelle mon crâne est alors plein d'eau

Si ceci n'est pas une cervelle mon crâne est alors plein d'eau

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