Un trait

Publié le par Monsieur Ray

Une page dans la tête, roulée comme une lame, l’âme d’une nuit qui s’enchaîne à une nuit et d’autres encore comme les erreurs d’un collier de perles naturelles arrachées aux cœurs de nacres des sirènes. L’eau lisse sur la surface du globe comme une peau élastique et bleutée qui ondule et forme des ronds, des regards et des yeux comme autant de Caïn du fond des eaux qui reviennent nous voir nous les terriens du monde, les imparfaits et les brigands. Une balle qui roule dans l’air vicier parce que l’air comme matière meuble est une image forte farouchement accrochée à mes idées comme si chaque parcelle vide entre soi et le monde, entre soi et les hommes, était un vide épais qu’il fallait fendre d’un geste volontaire pour le traverser, s’y déplacer, l’air vicier comme dans les tombes égyptiennes aux milles souvenirs d’orients, de malédictions sauvages et de mythes inversés, des myriades de pyramide et la folie des anges venus d’autres directions que les cieux divins, des anges de l’espace, des anges de la mort, des anges inter dimensionnels qui passent les portes comme nous franchissons les barrières invisibles d’air vicier. Deux pièces d’or pour le péage et un point à la ligne pour remplacer le linge blanc.

Publié dans Divagations diverses

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