Au seuil des diapasons

Publié le par Monsieur Ray

Les seuils ne sont pas que des éditions littéraires ni des portes aux seuils desquels nous ne sommes que des échoués pareils à des vampires que l’on n’invite pas à entrer dans les châteaux des Carpates. Les seuils sont tous ces frontons en dessous desquels nous sommes des lilliputiens du l’être au monde. Depuis une porte, un seuil, le seul seuil qui compte et décompte la numérologie de ma destinée. Au seuil de cette page, curieusement il n’y a rien, le paillasson est propre et le pavillon blanc. Je tangue assis à mon cul plat, j’oscille à la joie, la jolie ode des temps de fin moi qui avais fait du point final l’absence en signature ; ma belle carence de ponctuation pour celui qui ne voulais pas finir, pas vieillir, c’est devenu inévitable je ponctue au poing levé et au poing ferme, je frappe, je tape, tic-tac, je ne montre rien que le monstre, la monstration et le monstrueux que je démonte comme un agent biologique entre les mains de dieux trop humains et d’humains trop ambitieux pour se détourner de l’acte suprême qui n’est pas la mort mais son inverse, la création. Quelque chose clochait dans ma récréation ; il ne me reste plus que le diapason pour remettre de l’ordre musical

Vrac

Vrac

Publié dans Divagations diverses

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