L'écriture comme posture

Publié le par Monsieur Ray

L’écriture est une posture. Plus que pour tout autre métier, l’écriture ou le métier d’écrivain tient grandement dans la posture, dans le geste. Je ne pense pas que le livre ou bien le texte en tant qu’objet en par lui-même soient des fins qui puissent remplacer la posture de l’écrivain. Je parle d’une posture physique, celle de l’homme qui tient son stylo, je parle de comment l’équation homme + stylo + page blanche conduit à du texte. Cela est aussi valable nécessairement pour d’autres supports d’écriture comme l’ordinateur ou le smartphone qui où qu’ils soient utilisés impliquent une posture. Mais je parle aussi de l’écriture comme d’une posture au sens de la posture comme position dans et sur le monde qui donne à l’écrivain une vision.

Il y a donc la posture physique, la statuaire de l’écrivain, sa pose physique qui définit sa forme charnelle et puis la posture géographique, l’écrivain comme une vigie.

Ecrire c’est avoir une vision sur le monde et être en position de la retranscrire. Je me refuse à résumer l’auteur à autre chose que sa posture parce que son métier c’est cette posture. On ne défini pas un médecin à ses patients guéris pas plus que l’on ne défini l’ouvrier automobile aux voitures qui sortent de sa chaîne de montage. C’est avant tout la posture qui fait l’homme, l’ouvrir comme l’écrivain.

Mais alors quid du rôle du brouillon et de la trace dans la définition du genre ?

Mais alors quid du rôle du brouillon et de la trace dans la définition du genre ?

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