Un zest de prose

Publié le par Monsieur Ray

A l’âge épique des égéries - Abjurer la pression des formes corporelles

Et sentir un vent souple dilapider leurs entrailles

Dates croisées sur l’échafaud de la canicule - Poser sa peau lisse sur un lit de silice

Et du doigt tracer un ourlet éphémère dans le sable adjacent

Outrage de l’allégresse - Regards visser des estivants sous l’œil concupiscent des congénères

Et le jus d’un citron, un trait d’eyeliner sous l’ombrelle du cocktail

T’as tout d’une épopée - Pantin prosélyte avec dans la poitrine un agrume mécanique

Et ton destin décrit dans la saga génétique d’un automate sculptée comme un polichinelle

Pas d’utérus pour les démons - Y’a que des bocaux en poupées russes dans une forge divine

Et la conjuration de leur illégalité par cent cœurs malades riant à l’unisson

Elles portent sous leurs seins des organes cadavériques - Le corps des muses est un musée

Et y sont muselés les rouages rouillés de ceux qui font valser l’axe tordu d’un cadran nu

Frappent des orages équivoques - Un ciel bouillonne dans le solstice d’été

Et le zèbre céleste qui s’invite à la table de leurs festivités

Au crépuscule des jouvencelles - Montrer du doigt la coupe pleine des fruits trop mûrs

Et puis tancer les génitrices pour qu’elles cessent de gesticuler

Ne jamais transiger - Aboyer de la poésie sur des bouches salées

Et terminer ; un cétacé échoué, demain un cadavre éventré sur la plage pour crustacées

 

La couleur du citron vert comme un zest acidulé avec plus d'acide que de sucre

La couleur du citron vert comme un zest acidulé avec plus d'acide que de sucre

Publié dans Prose, poésie

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