Quinze après son premier titre le MHB brode les branches d'une nouvelle étoile sur son maillot

Publié le par Monsieur Ray

Il y a quinze ans le Montpellier Handball jouait sa première finale de coupe d’Europe, la grande coupe d’Europe pour un immense titre à décrocher et se coller une étoile sur le maillot. À cette époque la finale se jouait en match aller-retour, et à l’aller, à l’extérieur, le MHB avait perdu et comptait huit buts de retard avant de jouer la finale retour à domicile. Par chance nous étions, supporter éhontés, les cœurs battants à l’unisson nous ne doutions pas qu’il était possible de l’emporter. Il y a quinze ans dans la petite salle de Montpellier nous avons assisté à un match de légende, une remontée incroyable avec au bout du match une victoire, un titre de champion d’Europe des clubs et la précieuse étoile brodée sur la poitrine de nos joueurs.

En 2003 l’équipe de France venait à peine de remporter son second titre de champion du monde et nous n’imaginions pas l’ère phénoménale qui s’ouvrait pour le handball français, en 2003 à la charnière de deux générations nous pouvions encore croire que le titre de 2001 n’avait été qu’un épiphénomène motivé par un mondial qui se jouait en France. Bien sûr l’ossature de cette équipe nationale victorieuse jouait dans les rangs de Montpellier mais nous n’avions pas encore de certitudes, de convictions, seulement des cœurs de supporters. Alors que le MHB a remporté ce titre c’était épique. À l’échelle de l’Europe le club était petit, sans références, sans nom, petit poucet à l’assaut des géants.

Quinze plus tard, c’était à dire hier, le Montpellier Handball se retrouvait en finale de Ligue des champions. Quinze ans après sa seule finale et la seule victoire française dans cette compétition, le club de Montpellier retrouvait le sommet de l’Europe pour disputer un titre. Quinze ans c’est long, à l’échelle du sport encore plus, c’est une génération et même un monde qui sépare les deux évènements. Nous avions connu le temps de la suprématie nationale, en coupe et en championnat, puis est venu le temps du PSG, ses moyens financiers pour réunir des grands noms, de grands joueurs et caresser de grandes ambitions pour sa super team. Il y a eu aussi l’avènement du handball national qui est passé de champion du monde un peu surprise à une dynastie mémorable marquant l’histoire de son sport de ses victoires répétées aux jeux olympiques, aux championnats du monde et d’Europe. Rien ni personne ne résistait à la superbe de l’équipe nationale mais en club nous ne gagnions plus au niveau des champions.

Après avoir été détrôné par le super team du PSG l’équipe de Montpellier à connu la disgrâce des matchs truqués et la période troublée qui s’en est suivi, ayant perdu des sponsors, des soutiens, l’équipe perdait des joueurs et luttait pour les seconds rôles. Quinze ans c’est une vie à l’échelle sportive, quinze ans plus tard revoilà Montpellier en finale. Face à l’impermanence des aléas du sport de haut niveau deux symboles se tiennent dressé à l’orée de cette finale. D’un côté Michael Guigou joueur iconique du club qui n’a jamais quitté le maillot du MHB, et qui 2003 dans un geste génial entre inspiration et virtuosité donnait l’avantage décisif à son équipe en marquant un but acrobatique légendaire. De l’autre côté Patrice Canayer l’entraîneur emblématique du club depuis 1994 qui à révélé et formé d’innombrables talents qui sont venus souvent alimenter les rangs de l’équipe de France.

Quinze ans d’écart, mais deux hommes qui sont debout devant une légende à décrocher. Et pour nous les cœurs de supporters un fil conducteur de quinze années de passion pour ce sport, cette équipe aussi un peu et ces légendes. Il y a quinze ans le MHB battait l’équipe de Pampelune où jouait une légende du handball français, Jackson Richardson. Quinze plus tard, le MHB bat Nantes en finale de ligues des champions grâce au bras gauche et à la vista de Melvin Richardson le fils de Jackson. Il n’y a rien de plus beau que ces symboles pour dire la magnifique histoire qui sera à jamais inscrite dans les fils dorés de la nouvelle étoile que le Montpellier handball va pouvoir inscrire sur la poitrine de ses joueurs.

Nous sommes 24 heures après cette victoire et j crois que je n’arrive toujours pas à réaliser l’exploit insensé que représente cette victoire arrachée après un parcourt épique face à toutes les meilleurs équipes d’Europe. Comme il y a quinze ans Montpellier n’était pas favoris et peut-être même que contrairement au premier titre cette saison Montpellier n’avait pas la meilleure équipe ni forcément les meilleurs joueurs. Mais ils avaient un cœur, une âme et un magicien sur le banc pour conduire ces hommes à inscrire leurs noms en paraphe de cette page d’histoire du sport français.

Je pourrais écrire pendant des pages et des pages sur ce match, sur le match d’il y a quinze ans ou sur ce qui peut se jouer dans l’esprit d’un supporter et pourtant j’ai l’impression que je ne parviendrais pas à rendre compte ni de l’émotion qui m’habite ni de l’ampleur de l’exploit. Hier nous avons vu les larmes de Patrice Canayer au coup de siffle final, nous avons des joueurs, une équipe, des hommes porter en triomphe cet homme, cet entraineur, le stratège de cette victoire et pour moi ça dit tout du sous texte humain et émotionnel que représente cette victoire.

Je vais me taire et mettre un point à cet article.

 

Je dédie ces modestes mots à Noémie, Enric, Julie, au vrai Foxy et aux vrais de René-Bougnol

Quinze après son premier titre le MHB brode les branches d'une nouvelle étoile sur son maillot
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Publié dans Sport, Handball, MHB

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