Rien à dire

Publié le par Monsieur Ray

Ma clairière - forteresse - le fond de la classe ; le bout de la rue. Une crevasse, une grotte, le tronc creux d'un arbre creux. Je ne vais pas tirer à vue, je vais piocher. Toc, toc, toc, ma pioche frappera trois fois avant d'ouvrir la faille spectaculaire qui descendra dans les entrailles pendant que deux harpies assises sur une branche attendent la fin. Nous allons descendre. Et puis l'enfer et puis le magma et enfin la terre creuse qui je suis sûr est plate comme toutes les autres. Nous allons descendre, de métaphores en escaliers et d'escaliers en métaphores jusqu'au profond, jusqu'à la fin, la poésie et la matière meuble. De l'ivresse par petits morceaux de glace. L'iceberg qui crache sur la forêt avant les incendies de Berlin et de la ville interdites dont le nom est gardé secret.

De plus en plus médiocre.

De moindre en moindre.

De point en ligne.

La chute sera moins haute depuis le bas de la page.

Les alpages de papier contre les glaciers de pixels.

Je vole et marche et roule.

Sous le sol, sous le tableau et jusqu'à la fin des mondes.

La carlingue branlante

La carlingue branlante

Publié dans Divagations diverses

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