Pour un diable sans boîte

Publié le par Monsieur Ray

Voilà que la rage des tempêtes souffle à nos fenêtres pour que le diable dorme dans les draps de l’amour.

Il se penche, roule et sous la rue dans les égouts il s’enroule dans les rats qui roupillent puis qui grouillent.

La vermine est patiente et en sons sein se tient une chèvre simple qui bêle avec deux têtes et un beau pellage rouge.

Dans la bête anodine faut-il voir la marque de Satan ou la marque d’une simple évolution mutagène polluant son ADN ?

Ni l’homme ni l’animal ne peuvent trancher cette question de fond tiroir. Même si l’homme peut toujours trancher les deux gorges de l’animal et que l’animal lui peut s’engouffrer dans le gosier et les cloaques des intestins de la ville … personnellement je serai figé dans une hésitation sans objectifs.

Vous le savez sûrement, le diable lui il n’hésite pas, d’ailleurs il ne danse pas s’il n’en a pas le temps car le diable avant de dormir il compte, les morts, les heures, les erreurs, les drames, les flambeurs et toutes les choses qui pourraient l’amener au sommeil.

Le menteur.

La braise meurt.

Le malheur.

La camionnette du primeur est à la casse automobile.

Le camion des pompiers reconverti en camionnette des bois.

Mais c’est sous la route que les pendues attendent les êtres qui se tiennent debout. Pas de péage diabolique, seulement les feux rouges et les fourches caudines.

Ceci est une chèvre mais est-ce Satan ?

Ceci est une chèvre mais est-ce Satan ?

Ceci n'est pas unechèvre

Ceci n'est pas unechèvre

Est-ce lui ?

Est-ce lui ?

Publié dans Prose, poésie, Digression

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