La plume et le vent dans un propos incongru dansent ensemble la solitude contraire

Publié le par Monsieur Ray

Dans mon cimetière des femmes nues, des lascives, des oisives, des hommes nus ouvragés à l’érection qui eux même ouvrage le plaisir des femmes susnommées nues. Je marche avec la bouche close, des mots refoulés derrière les digues dentaires crispées, serrées, jointées pour un enfer d’éternité. Mes pas, petits et solitaires, font crisser le gravier des allées. Des marbres sculptés en stèle sculpturale célèbres les morts dans une ultime prison où les vivants plus vicieux que le Malin lui-même sont venus inscrire des évidences, des lieux communs et surtout des phrases qui réduisent le mort à une forme d’objet de mémoire, générique et impersonnel. Mon cimetière est une ruine où les femmes nues, lascives et oisives danses une danse sensuelle. Elles font bouger leurs chaires comme des dragons antiques, elles exhalent le feu qu’elles soufflent nonchalantes sur les mâles et femelles et la foule fascinée qui effleurent leurs mamelles. Et moi je marche, solitaire et solide entre les tombes charmantes dans un sourire grotesque caricature les vivants. Je marche à la recherche des vivants qu’ils puissent me renvoyer de ma propre existence la sensation d’être en vie et non le sosie de Charon à charrier les uns sur les rives de l’autres sans jamais vraiment à titre personnel pouvoir affirmer à appartenir à l’une des deux berges. Ni berger ni passeur, juste un homme debout au milieu des dragons, des vivants et des morts, au milieu des nymphes et des muses et les danseuses du ventre pour qui l’indolence est un art, innocence posture dans leurs gestes de singes et de poupées vaudou dont le fils sont tirés par les doigts infinis de mes sombres pensées.

Métaphore périphérique

Métaphore périphérique

Publié dans Prose, Divagations diverses

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