Une femme de dos totalement tatouée

Publié le par Monsieur Ray

Comme le poisson je m’y colle sans la tête à ça, comme dans un mauvais film j’ai le crâne qui vrille. Mais comme dans un mauvais film avec une mauvaise vrille je ne creuse aucun trou. C’est idiot, et c’est con, ma bêtise contre les écailles du poisson mais je me noie dans mon liquide rachidien ce qui ne dit rien de bon sur l’état de mon crâne mais qui en dit long sur l’ironie des mots de notre société. Et non je ne me suis pas trompé. Soleil jaune en phase terminale. Et même pas la moitié, ni d’un con ni d’une verge ; autrement dit, même pas la moitié d’une femme et d’un homme et pas l’ombre du quart ou du tiers – la révolution peut dormir tranquille vu l’état du tiers et la fraction du quart. Ce n’est pas de la prose et encore moins de la poésie, c’est juste mon mal de tête, crâne fracassé de l’intérieur où le sommeil manque. Je pompe, je pompe et le sang afflue mais ce n’est sale que s’il coule par terre par l’ouverture entaillée dans un doigt de pied. Ce n’est pas de la poésie, c’est du travail à la chaîne, comme si j’étais en suspension dans l’huile d’un fastfood à la fermeture.

Photo d'une femme de dos totalement tatouée

Photo d'une femme de dos totalement tatouée

Publié dans Divagations diverses

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