Rhétorique de l’absurde

Publié le par Monsieur Ray

Depuis combien de temps avons-nous conscience des doutes qui ravages la surface aqueuse du monde ? Depuis toujours ou depuis hier à dire vrai je m’en moque parce qu’à dire vrai je crois que le monde entier s’en moque. Nous dressons avec une forme d’abnégation qui vire à la pensée magique le concept d’un principe de précaution mais aucune des précautions de société ou des précautions individuelles n’apaise le doute. C’est à l’inverse le doute qui alimente la peur qui alimente la précaution ; le doute toujours mais l’incontrôle de l’homme sur lui et son monde aussi. Nous doutons donc depuis que nous avons perdus le contrôle de nous et de nos vies et de nos mondes ; autant le dire de manière claire, depuis la nuit des temps. Depuis la nuit des temps nos doutes nous noient dans la surface aqueuse du monde que nos bras agitent et brassent jusqu’à en faire une épaisseur fluide troublée qui recouvre le monde de nos noyades.

L’homme ne tombe pas du ciel, il coule dans le liquide amiotique de notre monde ; à supposer que d’autres mondes surnagent sur le liquide susnommé et que nous soyons nous mêmes êtres vivants des parasites grouillants sous la ligne de flottaison d’une possible forme de vie qui nous serait supérieur juste parce qu’elle sait mieux nager que nous, nager ou flotter c’est bien peu pour se sentir supérieure quand même. Aujourd’hui il pleut sous l’eau, la tempête n’est pas l’air et l’orage rien qu’une ombre sur la surface de notre ciel.

Un bateau sur l'île d'utopie et la prose qui coule dessous

Un bateau sur l'île d'utopie et la prose qui coule dessous

Publié dans Divagations diverses

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