Dans le creux de la nuit

Publié le par Monsieur Ray

Inutile d’en parler aux étoiles. Inutile d’en parler à la lune, aux animaux et chamans. Pourtant, je sais, que quelques parts dans un jardin secret, la reine des ours, drapée dans le spectacle merveilleux de sa nudité s’immerge dans l’eau à minuit. Dans les vagues silencieuses d’une renaissance licencieuse elle appréhende le néant d’où émerge le monde, l’amour et la mort.

C’est inutile d’en parler aux médias, à la télé et aux romans. Et pourtant, je sais, qu’il y a quelque part dans la prose et la plume des oiseaux majestueux qui surplombent la fragile surface des choses, la silhouette évanescente de l’amour et de l’amour qui s’embrassent lorsqu’elles s’étreignent. Deux amours ? Deux fois l’amour ? La mise en abymes ou la redondance des certitudes. Mais qu’importe, l’essentiel ce sont les pages des journaux intimes qui se referment sur les étoiles.

Il n’est pas utile d’en rajouter. Ne pas ajouter de café noir à la nuit éponyme qui déjà se traverse de la trainée blanche des étoiles. Il n’y a rien à adjoindre à sa présence pour prétendre à la vie. Pour s’étendre dans la nuit jusqu’à ce qu’une ligne ocre, jaune et blanche traverse la route d’une discontinuité irrémédiable qui rapproche le chasseur et l’ourse de la fin des temps au bout de la nuit. Il ne faut rien dire pour ne rien modifier mais se souvenir sans hésiter.

Sous le regard de l'ours qui rend les choses vivantes

Sous le regard de l'ours qui rend les choses vivantes

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