Deux traits de rien

Publié le par Monsieur Ray

Ma tribune, moi tribun, mon tribut à ma tribu de fantômes ; trier la dune, grain à grain, trier les buts et les objectifs et la lune mon cul, la face cachée, visage grimé de peinture tribale. Ma tribune, mon tribunal au droit commun et je tire une volée de bois vert. Exécution et testament, traité de préservation de vieux singes dans la brumes et Al Capone qui rôde sous la jupe des juges. Un trait, de prose ou d’arbalète, ce n’est pas de la poésie, c’est du vintage, de la viande avariée sur le dos des os qui pèsent lourd, l’ombre du squelette par qui les anges prennent du plomb dans l’aile et les diablesses à la cuisse légère, dansent comme des girouettes aux coins des rues où les gyrophares de la police et la lumière des caméras viennent tracer dans la nuit la frontière interlope. Le monde où le rêve est payant roule de minuit à l’aube dans le crâne des insomniaques, et sous les étoiles à acétylène qui versent sur le poil du peuple laineux ses oraisons artificielles jaunes et orangées, se trame l’infinie banalité des uns contre l’infinie banalité des autres ; ce n’est pas la course, seulement l’invincible cour des miracles non accomplis.

Deux traits de rien

Publié dans Divagations diverses

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