Jour blanc

Publié le par Monsieur Ray

Ce vendredi est un jour blanc, même si le ciel se dessine en couches de nuances de gris allant du gris blanc au gris bleu. Le ciel est bouché comme si une entité divine avait voulu calfeutrer ce trou béant au-dessus de nos têtes avec des lambeaux de coton. Un doigt dans la bouche ; mais c’est pour marquer la pulpe avec la marque des dents et solliciter la dureté de l’homme comme l’acheteur qui surveiller la dentition des esclaves qu’il escomptait acheter. Je ne suis pas un vendu. Je ne suis pas un acheteur. Je ne suis ni le nègre ni le négrier. Et pourtant je rame. Comme d’autres avant moi je galère. Dans le doute j’ai gardé mes chaussures et être chaussé chez moi me donne la sensation d’être un étranger dans mon propre univers. On peut bien gloser la culture, les racines, l’âme moi je fais mon trou dans ce monde par les pieds. Par mes pieds. Je ne suis fétichiste de rien, je suis seulement une plante en pot qui retrouve dans le sol la sensation de soi.

Mon bras n’est pas en bois et pourtant je grince.

Mon coude et mon écores finiront dans un herbier.

Publié dans Divagations diverses

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