Le gros caché dans l'ombre

Publié le par Monsieur Ray

Le temps des documents vierges est toujours décompté sur les doigts des écrivains sans bornes. L’auteur est un dépuceleur solitaire et qui déniaise les pages à la chaîne, comme à l’usine où sous l’ordre d’un despote décadent vivant dans une dictature où le droit de cuissage gît seul dans le rôle d’un seul tyran. C’est l’encre noir des stylos qui souille les draps et ce sont les rats qui maculent les pages de sang après avoir eu l’audace de trépigner dedans. Circulez et suivez les traces comme mes pensées dans l’escalier qui descend au profond d’un bain de vapeur dans un pays froid. Il n’en faudrait pas plus pour que tout soit dit. Que cela soit dit et rien de plus. Rien n’indique en ce jour que je suis cet auteur ni ce rat. Au mieux je suis un navire au pire un récif. Vaudrait-il tirer une carte de tarot pour deviner mon destin ? Ou est-ce suffisant de le défier en aveugle sans rien savoir, sans vérité ni certitude.

Le prélude est pauvre d’intérêt. Et la suite encore plus pathétique. Ne reste qu’un entre-deux, un espace bien plus mince où je demeure pourtant gros. Le paradoxe du gros cul qui s’incarne dans le graisse du ventre. Mais le miracle est pareil aux ombres dans le noir.

Je m’évapore.

Publié dans Divagations diverses

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