Il s'en rêve de la nuit

Publié le par Monsieur Ray

L’air est chaud et l’atmosphère légèrement humide. Le vent est une caresse féminine sous la couverture invisible des nuages dans la nuit. Partout où il lève la tête les étoiles se taisent et laissent la place au noir uni d’un ciel aveugle. Il reste pourtant un coin de ciel dénudé où les étoiles brillent encore. C’est là que son regard s’échappe ; des échardes cosmiques pleins les yeux il s’abandonne à son souvenir à elle. C’était il y a combien de mois, de semaines et d’années ? Il y a bien de la lumière qui s’est écoulée sous les ponts mais le souvenir est intact. C’est le propre des souvenirs que de rester brillant dans la nuit. Délayé dans la nuit automnale le vent est une femme voluptueuse qui l’enveloppe comme le vin et comme l’or qui scintille au coin du feu lorsque l’hiver habille d’autres beautés étoilées. Il ne rentrera pas ce soir, la porte restera ouverte et les papillons de nuits finiront par envahir son salon mais il ne sera plus là. Il sera papillon de nuit le temps d’échapper à la pesanteur et d’étreindre la couleur du vent et des étoiles. Il inspire profondément. Il respire avec calme. Il se gave de l’air humide dans le silence microscopique des astres solitaires. Au jour venu il ne sera plus là.

Publié dans Divagations diverses

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