Avant de partir

Publié le 11 Août 2017

La nuit, le rêve et le jour juste maintenant ; la nuit demain, le rêve hier, il y a longtemps que nous n’avons pas laissé les mots à eux même pour une divagation en règle avec son bonnet le piano saboté de ses amours passés. Mais qu’importe le pourquoi parce que l’essentiel c’est la troisième gorgée de bière celle qui promet l’amertume couplée avec l’ivresse douce qui en brume enveloppe la langueur des sens en action. D’ici demain c’est la machine qui parlera pour moi, d’ici ce soir je serai sous l’eau à défaut d’être saoulé, la plume séduisante et la sécurité ballante comme un cri qui raisonne sur les ballasts ; comme un homme ou un sous-marin je navigue sous la ligne de flottaison des eaux troubles. Tendre cordes sensibles, vibrations des ultras sons qui sillonnent les mers comme l’élan monstrueux des ouragans dû au séismes des profondeurs. Je ne coule pas, ne sombre pas, je plonge avec l’écume de la bière qui macule mes lèvres et il ne manque que le sel des embruns et le soleil d’un univers lointain pour dessiner un horizon qui ne puisse tenir qu’entre les pages d’un livre de science-fiction, d’une saga spatiale ou d’un imaginaire dérivant hors des paysages pastoraux des calmes réserves des musées.

Tout ceci est amusant mais il est temps d’enclencher le pilote automatique.

Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Divagations diverses

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