Chronique hors série

Publié le 23 Juillet 2017

Chronique à rebours d’un vingt-un juille, sous la chaleur d'un ciel faussement gris, plutôt blanc, vent du sud. Un peu plus loin ils jouent au ping-pong, un peu plus près ils travaillent connectés aux réseaux et entre eux et eux c'est l'heure de la sieste. Une mobylette passe dans la rue au bout du jardin. Puis on rentend les cigales et les bruits de la balle de ping-pong. Un peu le bruissement du vent dans les arbres. Un cerisier trapu bien plus vaste que haut offre un peu d'ombre. Ils travaillent en dessous. Je m'y abrite aussi. Plus tard les bières, l'alcool, les mots plus hauts et les rires. À l'instant le silence de la sieste avant la tempête. Je l'attends affalé dans un transat. Un temps d'orage. Un ciel d'orage. L'humidité orageuse. Aucune appréhension. Se fondre dans le temps suspendu. Celui des maillots de bains et des corps sans complexes. Légèreté et lourdeur estivale. Au point d'équilibre l'instant présent. Le vent se lève il est tant de vivre. Suivra le temps des défis. Espadrilles sous la table, pieds nus, silhouette longiligne dans une robe noire d'été, fluide. Lunette jaune et verre polarisé. Bretelle de soutien-gorge mauve. Estimation discrète devant l'écran, le temps d'un choix qui ne peut pas attendre. Ciel de plastique bleu entre moi et l'autre ciel, le blanc. Serviette sur le dossier de la chaise, torse nu devant l'ordinateur, peau bronzée et tatouée, le temps relatif de celui qui prend son temps et un verre d'eau avant le café. Table de ping-pong, trampoline, filet de volley, terrain de pétanque, piscine avant d'arriver jusqu'à moi.

 

Elle descend dans la piscine, d'autres sortent de leurs siestes.

Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Chronique chaotidienne

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