Chronique d'un vingt-six juillet & du bordel quotidien

Publié le 26 Juillet 2017

Je porte un regard circulaire sur la gauche et je perçois la discrète mais entêtante présence du bordel qui doucement mais sûrement occupe le côté gauche du bureau. Au plus proche de l’ordinateur il y a le dessus d’un carton à chaussure dans lequel se trouvent deux livres ; Boire un roman édité par La P’tite Hélène Edition et écrit par un confrère et auteur découverts via Facebook dont le nom de plume est Jon Ho le titre de son œuvre ? Boire, je veux lire rapidement ce livre.  J’ai reçu l’ouvrage il y a quelques jours, quasiment une semaine et il est là en attente de lecture. Sous cet ouvrage toujours dans le dessus de ce carton à chaussure il y a Les exploits d’un jeune don Juan un livre d’Apollinaire que j’ai commencé à lire et qui attend que je le termine. A côté de ce carton avec ces deux livres il y a l’enceinte de l’ancien ordinateur. Elle est là, débranchée, en attente de rangement je suppose et derrière elle une bouteille de spray pour nettoyer les écrans d’ordinateur sauf que le spray ne fonctionne plus. Et en plus je ne l’utilise presque jamais. Chronique ordinaire d’un vingt-six juillet et du bordel ordinaire qui gagne à chaque jour un peu plus d’espace sur mon espace quotidien. Sous l’enceinte il y a un jeu Dreamcast en version japonaise, c’est mon jeu d’origine, celui que je possédais lorsque je possédais une Dreamcast Jap et le temps où je possédais une boutique de jeu vidéo. C’est Jet Set Radio, un jeu qui m’avait scotché à l’époque, la musique, le graphisme, l’ambiance, c’était un must have qui donnait du crédit et du prestige lorsque l’on pouvait prétendre le posséder et y jouer en version japonaise avant que le jeu sorte en France. C’était il y a longtemps. J’ai ressorti le jeu en recherchant d’autres jeux que je conservais dans un carton et que j’ai eu envie d’offrir à des collectionneurs que je suis sur YouTube. Je ne sais pas ce que je vais faire de ce jeu-là, alors il est là. Sur le boîtier du jeu il y a une carte de visite, celle de La P’tite Hélène Edition une maison d’édition alternative. La carte était dans le livre, je la garde parce que ça m’intéresse pour mes futurs ouvrages et puis elle est basée sur Apt, ce n’est pas loin.

Mon regard court encore vers la gauche, il tombe sur un des nombreux coupes papiers qui gravitent sur mon bureau (j’en dénombre au moins cinq). Posé par-dessus cet objet il y a un jeu PC en Big Box que j’ai chiné il y a quelques temps. C’est une très intéressante Big Box d’un jeu mythique pour les amateurs de jeux de rôle puisqu’il s’agit de Baldur’s Gate, dans une édition très généreuse qui contient en plus du jeu d’origine sur ces cinq disques, un autre jeu mythique, Fallout mais aussi un deck de découverte du jeu de carte à collection Magic. C’est vraiment une belle trouvaille faite en vide-grenier puisque le jeu est très très complet, son seul défaut c’est qu’une des notices a été posé dans de l’eau et donc elle est abimée au dos. J’ai mis ce jeu en vente sur Priceminister et une personne m’a demandé des photos complémentaires, c’est pour cela qu’il est là. Mais cette chronique de mon vingt-six juillet c’est aussi la chronique de ma flemme parce qu’il y a longtemps que j’aurai pu ranger ce jeu avec les autres de la collection. Sur la boîte du jeu il y a d’anciennes facture d’eaux qui attendent elles aussi d’être rangées. Et sur les factures il y a une araignée en métal doré incrustée de brillant, l’araignée s’ouvre et c’est en fait une petite boîte minuscule. J’ai retrouvé cet objet en rangeant la maison et les placards il y a quelques semaines, et depuis elle se trouve là comme un trésor que je ne sais ni où ranger ni où exposer.

Encore plus à gauche, depuis peu il y a un ouvrage de Camus, lui aussi chiné, lu, puis prêté : Noces, suivi de L’été Camus y parler de sa jeunesse en Algérie et ça m’intéressait lorsque j’écrivais sur mon séjour dans ce pays. Encore un livre qui attend d’être rangé. Et pour fini à l’extrémité gauche du bureau il a un double décimètre avec lequel je ne mesure rien et un porte mine. En revenant vers l’écran mon regard croise les boîtes qui sont là comme des rangements parce que ce qui est enfermé n’est pas du bordel, il croise aussi un tas de câbles et de fils qui servaient à brancher les enceintes et le cadre numérique que j’ai remisé ailleurs en attendant d’en faire un bricolage que je me garde sous le coude jusqu’à avoir chiné assez de cadre numérique pour me lancer. Si je regarde mieux dans ce petit fatras je peux repérer une punaise dépunaisée d’un mûr, un peu tordue, que je laisse là parce que j’aime tripoter des objets pointus lorsque je réfléchi (ce qui explique en partie les cinq ou six coupe papier). Mais mon regard n’en reste pas là, il repère aussi un tout petit objectif photo que j’utilisais il y a longtemps avec un veux smartphone. C’est un objectif aimanté qui ne peut être utile que sur un smartphone à coque métallique et ce n’est pas le cas de la mienne.  Il reste une petite boîte en carton bleuté assez ancienne qui contient des portes couteaux en résine avec des inclusions de la mer, je garde cela pour réaliser une décoration esprit cabinet de curiosité mais je n’ai pas encore trouvé la forme finie et finale pour valoriser ces objets-là.

Le bordel de gauche n’a pas vraiment de quoi rendre jaloux le bordel qui se trouve à ma droite. En plus de la souris et de son fil qui encombre l’espace il y a un coupe papier en bronze, une boîte en pierre chinée qui contient des élastiques à cheveux, un second objectif pour smartphone aimanté, un morceau de mousse dans lequel je pique des clous et des visses et des aiguilles et des choses piquantes parce que j’aime avoir un clou au coin des lèvres lorsque je réfléchi et lorsque je ne réfléchis pas aussi. Il y a aussi juste là un sachet translucide en plastique qui contient deux piles. Je devrais ranger ses piles dans une des boites à objets électro-informatique. Juste à côté encore un bibelot chiné, un petit personnage en plomb issu d’un jeu de guerre. Mais ce n’est pas tout, il y a un rouleau de scotch translucide et un épais rouleau de scotch brun, et des ciseaux, tout ce qu’il me faut pour faire des paquets lorsque j’envoie des objets à la Poste. Il y a aussi un peigne, que j’utilise pour ma barbe parce que j’aime réfléchir en me lissant la barbe, même si personne ne me voit ça me donne de la présence je trouve. Il reste un appareil photo en plastique lui-même dans une coque en plastique censée permettre de faire des photos sous l’eau, je n’ai même pas chiné cela, je ne sais même plus d’où je tiens cela, il était accroché à un mur et maintenant je lui cherche une place, je pourrais le ranger avec les appareils photos chinés, sauf que celui-ci n’a pas été chiné. Qui a dit que j’étais névrosé ? Pour terminer le bordel de droite il y a le reste du carton à chaussure avec lequel j’ai commencé cette chronique, dans ce carton là j’ai provisoirement rangé les films et les jeux vidéo que j’ai trouvé durant les soldes, ils sont là à encombrer mon espace pour me forcer à écrire un article sur eux avant de les ranger et d’y jouer.

Le bordel est là, grandissant, rassurant et angoissant. Chaque jour je pourrais chroniquer mes efforts pour le faire disparaître et chaque même jour je pourrais chroniquer son retour, son développement. Et dieu sait pourtant que j’aime écrire sur un bureau vaste et vide.

Homme de paradoxe ! Et de grand petit bordel !

Fichtre !

Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Chronique chaotidienne

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