Chronique d'un vingt-sept juillet de son insomnie

Publié le 27 Juillet 2017

Chronique d’une nuit. Pas de virgule. chronique d’une insomnie aussi. Et forcément la chronique d’un vingt-sept juillet. C’est la chronique du pareil au même dans le moment où la fatigue frappe à mon crâne et la chaleur de fin juillet se fait sentir.

Depuis la nuit de lundi à mardi, chaque nuit je connais une période d’insomnie.

Vers 04h30 ou vers 05h00 du matin je me réveil avec l’impossibilité de me rendormir.

Tout le monde connait le goût de l’insomnie. Je n’apprends rien à personne.

Le plus désagréable dans l’insomnie ce n’est pas le temps passé à ne pas dormir parce que je trouve toujours à s’occuper lorsque je ne dors pas. Le plus désagréable ce sont les moments de pré-insomnie lorsque je me trouve dans un demi-sommeil qui ne dit pas son nom et que mon corps et mon esprit traversent une sensation désagréable de sommeil qui ne dit pas qu’il dort.

Généralement lorsque le sommeil approche que l’on sombre dans une phase de demi-sommeil la sensation est agréable, l’esprit se déleste du corps et fait tomber quelques inhibitions ce qui lui permet de se lancer dans une pensée débridée qui est proche d’une expérience onirique. Dans la chronique de cette demie nuit du vingt-sept juillet j’étais dans l’expérience de ce demi-sommeil qui vient en prélude de l’insomnie ressemble à cet état d’endormissement sauf que l’esprit patauge dans une sensation de mal-conscience pesante. Je suis là, dans mon lit, convaincu de dormir sauf que je ne dors pas. Dans cet entre-deux dont je ne peux pas jauger de la durée mon corps tourne, retourne, défait le lit pendant que mon esprit cherche à se convaincre qu’il dort ou qu’il va se rendormir. Je me tourne, me réveille, me retourne pensant me rendormir, dans le tampon mémoire de ma conscience s’accumulent des sensations désagréables. Je suppose qu’en temps de non insomnie ces instants se poursuivent pas d’endormissement mais là ce n’est pas le cas jusqu’à ce que je parvienne à émerger de cet état.

Allumer la lumière. Eclairer son téléphone. Se lever. Aller pisser dehors. Regarder les étoiles. Boire. Marcher. Défier son esprit pour se le vider. Tourner un peu en rond en hésitant à se recoucher. Et puis réaliser que si je veux échapper aux morsures de l’aube je dois me réfugier dans mon lit, dans ma chambre, derrière les volets clos et je mise sur YouTube pour me servir de berceuse.

Et maintenant j’ai sommeil.

Bravo.

Moi-même je sais que je n’arriverai pas à me coucher tôt pourtant.

 

Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Chronique chaotidienne

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