Chronique d'un vingt-quatre juillet

Publié le 24 Juillet 2017

Chronique du lundi 24 juillet, une chronique qui n’a rien  à dire. Et cette fois ce n’est pas une posture, ce n’est pas un effet d’annonce, ce n’est pas une méthode de pensée contradictoire. Non, il n’y a rien à chroniquer dans ce lundi 24 juillet. Se lever, faire le petit déjeuné, la regarder petit déjeuner, faire la vaisselle, dehors le ciel se nuage, et puis voilà, ordinateur allumé, le café qui descend dans la tasse, et l’écriture du matin, l’écriture du début de la semaine, écriture du lundi avec des empreintes de rêves laissés par la nuit et des empreintes de fantasmes nés dans la nuit. Mais la nuit n’est plus là, la nuit est le jour, et le temps passe vite dans le noir et le blanc qui contraste des lettres sur l’écran de l’ordinateur. S’arrêter, se doucher, la sensation d’avoir le cheveu propre et bouclé c'est-à-dire beau, manger, vaisselle et encore le café. C’est le moment de la pause, c’est ce que je me suis dis, le mot de profiter de sa pause pour aller faire le plein de la voiture parce que ce soir c’est concert et que je n’avais pas envie de faire le plein au dernier moment. Je suis sorti, à peine dehors il s’est mit à pleuvoir, à venter, un début d’orage. Mal abrité par la structure de la station j’ai fais le plein avec l’impression d’être sous un brumisateur immense et je suis reparti le ventre de la voiture plein de gasoil. Sur la route retour pendant un instant j’ai suivi une femme sur un vélo le temps que je puisse la doubler sans risque, elle avait un pantalon en tissu bleu marin et poids blancs, sûrement un tissu léger parce qu’avec la pluie on faisait plus que deviner ses dessous. Entre les rafales de vents et de pluie elle était obligée de conduire son vélo à une main utilisant l’autre pour tenir son chapeau. J’ai eu de la compassion en la doublant, puis je l’ai remercié intérieurement parce qu’elle m’offrait la possibilité de broder quelques mots sur elle afin d’augmenter ma chronique de ce 24 juillet de quelques lignes de plus. Ce soir ça sera Super, pour le moment c’est tout.

Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Chronique chaotidienne

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