Chronique d'un vingt-neuf juillet

Publié le 29 Juillet 2017

La fin du mois est proche et ici commence la chronique de mon vingt-neuf juillet. J’ai donc débuté ces chroniques quotidienne, chaotidienne comme je le référence sur le blog il y a vingt-neuf jours parce que je n’avais pas d’idée pour l’article du jour. Comme je ne savais pas quoi écrire j’ai écris ma journée, une part, une vision, une parcelle, une version du réel. J’ai trouvé cela facile. Nous étions le premier juillet et je m’étais levé pour aller faire un vide-grenier, peut-être deux.

Quelques semaines plus tard presqu’aucunes chroniques ne manquent à l’appel et si c’est le cas c’est parce qu’écrire son quotidien est assez facile et simple. D’un premier abord en tout cas parce que viser cette transparence c’est aussi prendre le risque de dévoiler sa vacuité et le vide qui peuple parfois son quotidien. Je me souviens que lorsque j’étais très enfant, lorsque venait le soir et que j’étais couché dans mon lit, devant l’auditoire imaginaire de mes peluches je cherchais à lister dans mon esprit les bonnes choses de ma journée. Parvenir à réunir cinq faits que j’estimais positif me permettait de conjurer le mauvais sort.

Finalement, rédiger quotidiennement un article à partir de mon quotidien c’est, d’une certaine manière, renouer avec ce rituel d’enfant. Sauf que maintenant mon auditoire n’est pas seulement constitué de peluches silencieuses, maintenant mon auditoire c’est vous, inconnus, anonymes et nonymes, lecteurs fidèles ou lecteurs improbables. L’exercice est le même, seul l’enjeu est moindre. Surtout qu’à priori la vie d’un adulte est légèrement plus dense que la vie d’enfant et que par conséquent les sujets d’écriture sont plus nombreux.

Mais c’est là que les choses changent, parce qu’enfant je ne cherchais pas à écrire. Alors qu’ici seuls les mots comptent ! Il y a vingt-neuf jours la journée débutait par un vide-grenier et ce matin c’est de la même manière je me suis levé pour partir chiner. Sauf que cette nuit j’ai encore été soumis aux effets de l’insomnie ; du coup ne dormant pas je me suis levé sans finir ma nuit et à peine après l’avoir commencé. J’aime toujours me dresser dans l’aube et m’arracher à une vie pour en rejoindre une autre. L’ambiance des vide-greniers et des marchés aux puces le matin c’est entrer dans un autre monde et j’aime cela.

J’ai chiné avec plaisir, en prenant mon temps et laissant le soleil chauffer l’atmosphère. Je n’ai pas fais de trouvailles extra ordinaire mais le plaisir d’y être, chiner c’est là, revenir avec une pomme pot à glaçons et des verres à saké. J’aime ne pas savoir ce que je vais trouver. J’aime participer à ce mouvement de résistance de contre consommation ; j’ai toujours fustigé la consommation surtout quand elle est élevée au rang d’art de vivre et de sens de la vie. Mais si je fustige la mécanique de consommation ce n’est pas pour autant que je n’aime pas consommer moi aussi. La chine est là pour moi et que ce n’est pas elle ce sont les magasins d’occasions et les boutiques de pauvres ; s’en aller fouiner à Noz est une expérience underground que j’aime aussi.

Je n’ai pas envie de continuer cet article et pourtant je sais que je voudrais parler et mieux en parler de l’homme que je suis et de mon rapport à la consommation.

Bref nous sommes un vingt-neuf juillet, et demain le trente.

Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Chronique chaotidienne

Repost 0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article