Chronique d'un vingt-huit juillet

Publié le 28 Juillet 2017

Je suis sueur, le front en sueur à mi-chemin entre la fièvre et les fortes chaleurs. Depuis quatre nuits au moins ce sont des insomnies. Et depuis hier je traîne ma carcasse avec un état vaguement fiévreux, faible, fébrile, le genre d’état d’avant un rhume, une grippe ou une angine ; le genre d’état de chiotte qui ne laisse présager de bon et qui ne permet rien de mieux le temps qu’il est là. Mais c’est peut-être simplement la chronique de l’épuisement. Pas la chronique du burnout mais la chronique du corps à bout de force parce que je me fais vieux et que je fais comme si ce n’était pas le cas. La chronique du vingt-huit juillet sera-t-elle la chronique de ma vieillesse ? Bien sûr que non parce que j’entends déjà d’ici les hordes de bienpensants venir me dire que l’âge c’est dans la tête, les mathématiques aussi je suppose.

Mon cul !

Oui je leur dis vertement : mon vieux postérieur trop blanc et je suppose trop flasque ! à moins que ce ne soit l’inverse !

La chronique de mon vingt-huit juillet c’est la chronique de ma fatigue qui par la force des choses l’est devenue elle aussi, chronique. L’épuisement n’est le bon conseillé de rien, ni de l’écriture ni de la lecture ni de la critique ni de rien de ce qui peut être intéressant, divertissement ou stimulant. Je navigue à vue dans la fatigue et notez bien que je ne navigue pas à vue dans le sommeil, ça serait trop simple, il suffirait que je m’allonge et que je dorme à en rattraper le retard.

Mais je n’ai que la fatigue, c’est comme avoir le flacon sans l’ivresse, le flacon sans le parfum, la fatigue sans le sommeil c’est juste bon à rien, c’est que je suis bon à rien. Avec le front brillant parce qu’y perle la sueur, fatigue ou chaleur je vous laissez goûter mes sécrétions salées pour me le dire.

Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Chronique chaotidienne

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