Chronique d'un quatre juillet

Publié le 4 Juillet 2017

A l’inverse d’hier, cette fois j’ai attendu demain avant d’écrire ma chronique d’un quatre juillet ; et en tout logique cette dite chronique sera post datée pour conserver le rythme sous-jacent d’un jour de juillet, une chronique. Nous sommes en mesure de penser qu’une chronique d’un jour révolu sera plus longue et plus dense que la chronique rédigée avant la mi-journée sauf que ce qui fait le sel, la taille et le poids d’une chronique c’est son contenu et donc le contenu de la journée en question et non de l’horaire à laquelle elle est rédigée.

Et nous sommes un quatre juillet, ce qui serai jour de fête nationale si nous étions américains, si je ne peux pas parler à votre place je sais pour moi que je ne le suis pas. Ce qui fait de ce quatre juillet un jour comme les autres qui a débuté grosso modo en allant à la Poste. En vérité je suis d’abord passé par un point Mondial Relay pour y déposer un colis à expédier avant de me rendre à la Poste. Mondial Relay c’est pour expédier les accessoires de modes et les vêtements que ma petite amie revend depuis que lui ai conseillé de tester Vinted, et à priori ça fonctionne plutôt bien. Le passage à la Poste c’était pour moi, moi j’en suis resté à Priceminister parce que mes fringues et mes chaussures je les use au-delà du raisonnable. Priceminister j’y suis depuis des années et depuis des années j’y vends et j’y achètes de choses ; j’ai notamment presque fini d’écouler ma période DVD et puis les livres, pas ceux qui je chine mais ceux que j’ai récupéré avant. Il y a des semaines où rien ne se vend et ce quatre juillet quatre enveloppes pour emporter quatre objets.

Commencer son quatre juillet à la Poste ce n’est pas palpitant, et vous pourriez espérer que le reste de ma chronique et de ma journée réservaient de plus épiques faits. Mais non, ma journée ressemblait à cette étape de plat du Tour de France réservée aux sprinteurs, une interminable ligne droite de plus de quatre heures sans qu’il ne se passe rien. J’aurai mieux fait de mettre Wimbledon mais l’intérêt d’une étape sans intérêt à la télé c’est que je peux continuer de travailler sans que mon esprit soit trop occupé par ce qu’il passe dans la télé, alors que j’aurai pu me passionner pour un match de tennis. Il ne devrait pas y avoir d’été sans événements sportifs à la télévision, le Tour de France c’est une sorte d’apéritif pour spectateur qui attend quelque chose de plus intense. Et s’il fallait jouer les esthètes je dirais qu’il ne devrait pas y avoir d’été sans évènements sportifs se déroulant dans un pays à fort décalage horaire. Par chance cette semaine c’est la Ligue Mondiale.

Si vous êtes amateurs de sports ou de volleyball vous savez ce qu’est la Ligue Mondiale, autrement allez-vous renseigner sur Google. Cette année ça se passe au Brésil, et ce soir la France jouait en débutant son match à 22h45, un match gagné par la France à une heure du matin bien passé et c’est même cela qui explique que ma chronique de ce quatre juillet soit post datée parce que j’ai pris le temps de regarder le match avant de la rédiger. Regarder un match de quoi que ce soit avec son père ou en famille ça doit faire partie de mon ADN familiale qui est jalonné de ce type de souvenirs toujours positif même si les résultats sportifs ne le sont pas toujours.

Tout en regardant le match et le match précédant je m’attelais à terminer un petit bricolage de rôlsite. Il y a quelques jours je découvrais via les suggestions de YouTube l’existence des tours de dés, un objet parfaitement inutiles et donc fortement essentiels pour lancer les dés. C’est un objet avec une entrée et une sortie, on jette les dés à l’entrée et ils sortent à la sortie. Mais le principal intérêt de cet objet c’est que l’on peut s’en bricoler un facilement avec trois fois rien ; j’avais conservé le tube de Pringles vide du pique-nique de la semaine dernière et pour le reste j’ai utilisé un couvercle en carton de boite à chaussure, un morceau de bambou du jardin et de vieux livres ramassés je ne sais où. Mais à quoi bon parler de cela puisque je ne vais pas vous la montrer ce soir. Je me réserve cela pour demain. Donc je vais clore comme un voleur cette chronique d’un quatre juillet.  

Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Chronique chaotidienne, #retard

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