Chronique d'un dix juillet

Publié le 10 Juillet 2017

J’ai attendu jusqu’au dix juillet avant de m’installer dehors, dans le jardin avec l’ordinateur portable pour rédiger ma chronique d’un dix juillet. Et rien que le plaisir d’écrire dehors, de voir le ciel se coucher très doucement, ressentir l’air qui souffle un peu comme une personne endormie dont la respiration lente et régulière nous apaise et nous rassure parce qu’on sent que ladite personne est en vie, entendre le bruit des cigales qui refusent de se taire, tout cela suffirait à mes mots chroniqueurs d’un dix juillet. Je viens de subir une attaque d’eau ; j’ai mis l’arroseur pour faire verdir un peu mon herbe séchée et parce que j’ai toujours aimé le bruit de l’eau, encore plus j’ai toujours aimé jouer avec les tuyaux d’arrosages, plus que les piscines, les rivières ou la mère, plus que les lacs et les baignoires les tuyaux d’arrosage avec lesquels on joue jusqu’à finir trempé ça m’a toujours amusé, au point qu’aujourd’hui encore, lorsque j’utilise le tuyau pour arroser, nettoyer ou je ne sais quoi encore je ne peux pas m’empêcher de jouer avec et de finir tremper. Je disais donc que j’avais mis l’arrosage et sous l’effet du vent peut-être pour de la pression qui a augmentée dans le réseau d’eau, l’arroseur à commencer à arroser la table, et si je ne sais pas résister aux jeux d’eaux, je pense que l’ordinateur n’a pas envie de jouer, j’ai donc dû m’extraire et reculer un peu.

En écrivant cette chronique journalière, je ne regarde plus ma page blanche virtuelle, ou alors à peine et mon regard se fixe sur le reflet dans l’écran, j’écris et je regarde le ciel derrière moi qui se reflète dans l’écran, j’y vois aussi quelques nuages qui arrachent des rayons au soleil et la cime des arbres qui eux aussi peuvent flirter avec le soleil en robe de chambre.

Le vent qui bruisse à peine, l’eau de l’arrosage et les quelques cigales qui doucement se taisent avant que les grillons ne prennent la relève, c’est ça le silence de la campagne.

Ce matin à la ville je me suis fait voler l’antenne radio de ma voiture. Je suppose que c’est cela le silence de la ville. Le lundi matin après avoir déposé ma petite amie au travail je rentre vers ma tanière et comme toujours lorsque je suis sur la route je m’accompagne de France Culture. Donc ce matin machinalement je mets France Culture et l’autoradio crache du vide. Je passe en revenu les fréquences sauvegardées dans le poste mais il n’y a rien. Je m’étonne mais l’esprit d’un lundi matin est prompte à trouver des hypothèses farfelues et à se ranger à leur supposition sans broncher. JE lance la recherche de chaîne et je ne trouve rien, rien à part une fréquence chevrotante qui diffuse RMC. Avec un aplomb que seule la naïveté d’un dix juillet permet je suppose donc que les émetteurs de la régions sont sûrement en maintenance et je me fais à ce silence. En trifouillant quand même le poste je lance le lecteur CD que je pensais vide, mais s’y trouver le premier album de Mano Solo. Celui que j’ai écouté une infinité de fois.

Ce n’est qu’en m’arrêtant faire le plein, en descendant de la voiture que j’ai réalisé qu’il manque l’antenne sur le toit de la voiture. Et vu que la radio fonctionnait dimanche j’en ai conclu qu’une personne avait volé mon antenne.

Je me demande si je vais en voler une à mon tour.

Rédigé par Monsieur Ray

Publié dans #Chronique chaotidienne

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